Affiche Moilkan, des impressions poétiques et humoristiques qui prennent vie grâce à la linogravure et la typographie traditionnelle

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À Baume-les-Dames se cache dans une cave un atelier bien particulier. C'est à Affiche Moilkan que Steve et Élise créent des affiches tantôt poétiques, tantôt humoristiques grâce à la linogravure et la typographie traditionnelle.

Dans leur atelier d'art Steve Seiler et Elise Calame impriment une variété de formats, de l'affiche, à la carte, aux mouchoirs en tissu. C'est à Baume-les-Dames dans le Doubs qu'Affiche Moilkan s'est implanté. Mais comment fabriquent-t-ils leurs créations ? Découvrez les coulisses de la linogravure.

La linogravure, ça fonctionne comment ?

La linogravure est une technique de gravure qui s’effectue sur un matériau bien précis : le linoléum. Eh oui, comme le lino qu’on trouve au sol ! Le principe de la linogravure consiste à graver ce support en lino à partir d’un dessin. On creuse des parties, les blancs, pour faire apparaître un relief. Ce relief agit ainsi comme un tampon et permet de déposer l’encre choisie sur du papier. Mais concrètement, comment fait-on ?

Étape numéro 1

Il s’agit de reproduire un dessin sur une plaque de lino. On peut s’aider pour cela d’un calque ou d’un papier carbone. Dès la première étape, il faut avoir en tête le motif exact qu’on veut faire apparaître en impression. Tout ce qu’on va creuser, c'est ce qui ne figurera pas sur le papier !

Étape numéro 2 

On fait ressortir le motif choisi en relief. On enlève la matière là où il n’y aura pas d’encre. Pour ce faire, on utilise des petits objets tranchants qu’on appelle des gouges. Attention à bien laisser ses mains derrière la gouge quand on travaille. Un dérapage est vite arrivé !

Étape numéro 3

Lorsque toute la matière est enlevée, on emploie ensuite une encre spéciale pour la linogravure, à l’eau ou à l’huile. On la dispose à plat, puis on utilise un rouleau à encre pour l’étaler seulement sur les parties en relief.

Étape numéro 4

Une fois la plaque de lino encrée, on imprime ! On peut le faire à la main, c’est moins cher, ou bien à l’aide d’une presse.

Étape numéro 5 

Quand le papier est imprimé, il faut laisser sécher l’œuvre pendant quelques jours.

Étape finale

Ça y est, la linogravure est terminée. Il suffit désormais de l’encadrer, de l’accrocher chez soi ou de l’offrir ! Le gros avantage de la linogravure, en plus de présenter un rendu unique, c’est qu’il est possible de réencrer une plaque de lino à volonté pour faire autant de tirages que souhaités.

Apparue au XXᵉ siècle comme une variation de la gravure sur bois, la linogravure a beaucoup été utilisée par le collectif d’artistes allemands Die Brücke, qui appréciait son accessibilité et sa simplicité. Elle s’est largement répandue depuis et est aujourd’hui utilisée par un très grand nombre d’artistes.

Et la typographie artisanale, alors ?

Le typographe recrée des compositions typographiques à l’aide de caractères individuels de manière manuelle. Primo, il faut choisir les caractères, en plomb ou en bois, selon la méthode d’impression privilégiée. Secundo, il s’agit de composer et de préparer le texte en ayant bien en tête que tout doit être inversé pour être imprimé dans le bon sens de lecture. Tertio, une fois le texte prêt, c’est parti pour l’impression !

Ces deux techniques, linogravure et typographie, font bon ménage sur les affiches d’Affiches Moilkan, à découvrir dans La Tête à l’Endroit !

Texte de Léa Spegt.

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