Besançon : expulsion du collectif SolMiré, le délibéré est reporté

Installation symbolique du collectif SolMirè devant le Palais de Justice de Besançon
Installation symbolique du collectif SolMirè devant le Palais de Justice de Besançon

Le collectif Solmirè avait appelé à un rassemblement ce matin devant le tribunal de grande instance de Besançon à l'occasion du délibéré concernant l'expulsion du local de la SAIEMB. La décision de justice a été de nouveau reporté de quinze jours. 

Par Isabelle Brunnarius

La SAIEMB, société immobilière dont l'actionnaire principale est la ville de Besançon, demande l'expulsion du collectif de son local de la rue d'Arènes dans le quartier Battant à Besançon. Ces locaux vacants ont été réquisitionnés par le collectif. Il a été équipé de gazinière, machine à laver, coussins et autre tapis. Baptisé Le Bol d'Air, cet accueil de jour ouvert le midi et le soir, permet aux réfugiés de cuisiner, manger chaud, laver leur linge ou prendre une douche.
Il y avait déjà eu deux reports de cette décision de justice laissant ainsi un sursis aux occupants de ce local. 

Dans une lettre ouverte au maire de Besançon, le collectif SolMiRè lui demande de le rencontrer et de "mettre à disposition du collectif d'un local pour l'accueil de jour des demandeurs d'asile non pris en charge par l'Etat". Une demande également formulée par les élus du groupe PCF Front de gauche de Besançon qui souhaite également 
"- Une augmentation du nombre de place d’hébergement d’urgence afin de répondre aux besoins
- L’inconditionnalité de l’hébergement d’urgence et de l’accueil de jour ( particulièrement pour les familles à la Boutique Jeanne-Antide car c’est déjà le cas pour les adultes isolés)". 

Autre parti politique à avoir réagi aujourd"hui, EELV et ses élus du Grand Besançon "ont tenu à montrer leur soutien à la mobilisation citoyenne réunie dans le collectif Solmiré, A Besançon, poursuivent les écologistes, Solmiré a choisi de rendre visibles les lacunes des dispositifs d’accueil. En effet, malgré des avancées dans les dispositifs de l’Etat, les délais d’attente de l’instruction des dossiers des demandeurs d’asiles sont insoutenables".

Les deux partis politiques demandent la réactivation du plan Grand Froid. Quant au collectif d'aide aux migrants, il chercher un autre local pour accueillir les migrants. Une annonce a même été publiée sur le Bon Coin. Le collectif veut poursuivre son "accueil de jour inconditionnel pour que ces personnes à la rue puissent se nourrir, se laver, être accompagnées dans leurs premières démarches."

 

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