Besançon : les parents d'élèves de l'école primaire des Chaprais s'opposent à une fermeture de classe

Ils ont lancé une pétition sur internet pour "sauver l'école de leurs enfants". Les parents d'élèves de l'école des Chaprais à Besançon ne veulent pas entendre parler de la suppression d'une classe à la rentrée. Ce jeudi ils ont manifesté devant l'hôtel de ville de Besançon

Les parents d'élèves de l'école des Chaprais devant l'hôtel de ville de Besançon.
Les parents d'élèves de l'école des Chaprais devant l'hôtel de ville de Besançon. © Bernard Portugal
" 31 élèves par classe c'est beaucoup trop !". Ce slogan, une quarantaine de parents d'élèves l'ont scandé en choeur, comme pour mieux faire entendre leur inquiétude. 
Pour Myriam, maman de deux enfants scolarisés à l'école des Chaprais,  la fermeture d'une classe c'est " un très mauvais calcul. Le bien-être des enfants n'est absolument pas pris en compte. Une classe de 30 élèves ou plus, c'est déjà très difficile à gérer pour les enseignants, mais cela l'est tout autant pour les enfants. Et notamment ceux qui ont des difficultés d'apprentissage..."
© Bernard Portugal

A ses côtés, Simon, un papa tout aussi inquiet, enchaîne. " Nous sommes totalement solidaires de l'équipe pédagogique. Les enseignants  ont fait un travail exceptionnel pendant la crise, et leur récompense c'est des classes surchargées. Ce n'est pas acceptable. Quant à nos enfants, ils  viennent déjà de passer une année scolaire très compliquée et traumatisante, nous estimons qu'il n'est pas utile de leur rajouter des problèmes à la rentrée...".
Un peu plus loin, un autre parent d'élève brandit une pancarte. " Nous voulons une école bienveillante.."
Un message très clair envoyé à l'inspection académique mais aussi au Préfet du Doubs. Ce dernier est d'ailleurs destinataire d'une pétition, lancée par les parents d'élèves de l'école des Chaprais,  qui a déjà recueilli plus de 450 signatures
Et le mot de la fin pour Myriam : " On essaye d'empêcher le rouleau compresseur de tout écraser sur son passage. Nous ne baisserons pas les bras. Il y a quelques mois, il manquait une remplaçante à l'école, nous nous sommes mobilisés et nous avons obtenu la nomination d'une enseignante.."
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