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Besançon : quand le centre de la douleur du CHU sature

Au CHU de Besançon, un service est spécialisé dans les douleurs. / © France 3 Franche-Comté : Denis Colle
Au CHU de Besançon, un service est spécialisé dans les douleurs. / © France 3 Franche-Comté : Denis Colle

A Besançon, le centre d’évaluation et de traitement de la douleur voit affluer les patients. 3.500 consultations ont eu lieu en 2017. 

Par Franck Menestret

L’an passé à Besançon, le centre d’évaluation et de traitement de la douleur a vu passer 1450 patients en hôpital de jour, 190 en hôpital de semaine et réalisé 3.500 consultations.

Le tout, à moyens constants et avec une équipe restreinte composée d' un médecin responsable de centre, un chef de service à 80%, un médecin généraliste à 50%, un pédiatre à temps complet, un psychiatre à 20%, un psychologue à temps complet, deux infirmières et une secrétaire. Au niveau des infrastructures, le service dispose de six lits en hôpital de jour et de trois lits en hôpital de semaine.

Même si les problèmes de dépistage de la douleur chronique restent importants, le nombre de consultations et d’hospitalisations est arrivé à saturation. Il faut désormais compter quatre mois de délai pour obtenir une consultation et jusqu’à six mois pour une place en hôpital de jour.


Savoir mesurer le niveau de sa douleur


Difficile aujourd’hui de savoir par soi-même si l’on a atteint le seuil critique de l’hospitalisation. Les spécialistes s’accordent donc pour décrire un ensemble de facteurs déterminants : lorsque les traitements prescrits par le médecin généraliste et les spécialistes (neurologue, rhumatologues…) ne suffisent plus, lorsque la douleur remonte à plus de 6 mois et lorsqu’elle ne permet plus d’avoir une vie sociale et professionnelle normale, alors le cap est franchi.


Quels traitements pour apaiser la douleur ? 


Au CHU de Besançon, les patients sont d’abord pris en charge sur les trois champs de douleur : le plan biologique (médical), le plan psychologique et le plan social grâce à une assistante sociale. Au-delà des traitements traditionnels de type morphine ou infiltrations, l’hôpital met en place des techniques spécifiques comme la neuro-modulation.

Celle-ci peut prendre deux aspects :
  • celui de la neuro stimulation médulaire, avec des électrodes directement implantées en contact avec la moelle. Cette stimulation électrique a pour objectif de brouiller la perception du cerveau pour qu’il ne focalise plus sur la douleur,
  • celui de la neuro stimulation corticale ou stimulation directe du cerveau grâce à la  génération d’endorphines.
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Une prise en charge psycho-corporelle


A Besançon, le centre d’évaluation et de traitement de la douleur applique régulièrement les nouvelles techniques de gestion de la douleur. Au quotidien les soignants enseignent l’art d’apprivoiser la douleur, notamment grâce à des techniques Psycho-Corporelles, comme la relaxation, ou l’auto hypnose. Ces techniques sont également applicables avec les enfants.


Regardez notre reportage 


A l’occasion de la journée mondiale de la douleur, notre équipe a rencontré un patient qui fait part de son quotidien et une responsable de service qui met l’accent sur l’importance du dépistage et l’explosion du nombre de consultations dans son service.

 
Besançon : comment est prise en charge la douleur au CHU de Besançon ?
Difficile de vivre au quotidien avec des douleurs chroniques, elles sont certes mieux appréhendées aujourd'hui, mais les hôpitaux sont débordés, plus de 1600 patients ont été pris en charge l'an passé au CHU de Besançon. Avec Daniel Gibier Patient Véronique Piccand Médecin responsable du centre d'évaluation et de traitement de la douleur Reportage Franck Ménestret, Denis Colle

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