Besançon : une mobilisation des travailleurs sociaux pour demander une meilleure reconnaissance du métier

Une vingtaine de travailleurs sociaux se sont mobilisés, ce mardi 28 septembre place Granvelle à Besançon, pour obtenir une meilleure reconnaissance de leur métier et un aménagement du temps de travail spécifique.

Malgré leur statut de cadre, les travailleurs sociaux de la Ville et du CCAS de Besançon ont parfois l'impression d'être invisibles. Comme ce mardi 28 septembre au matin, où ils n'ont pas été conviés à l'ouverture du séminaire annuel des cadres. Pour rappeler leur présence lors de ce séminaire, ils ont organisé une grève.

Une vingtaine de travailleurs sociaux, habillés de noir, se sont retrouvés place Granvelle dans la matinée, à l'appel du syndicat SUD. Tous ont formé une véritable haie d'honneur aux 400 autres cadres présents à cette traditionnelle journée de d'échanges organisée avec la maire Anne Vignot et son équipe.

Un nouvel aménagement du temps de travail critiqué

Une meilleure reconnaissance de leur fonction n'était pas la seule raison de leur mobilisation. Ils entendent également protester contre un nouvel aménagement du temps de travail à compter du 1er janvier 2022.

C'est un métier difficile, usant psychiquement. Les travailleurs sociaux accompagnent quotidiennement des usagers en situation de précarité, de dépendance.

Emmanuelle Monnin, porte-parole du syndicat SUD-collectivités territoriales.

"Les travailleurs sociaux vont perdre leur demi-journée par semaine qui leur permettait de souffler. Pourquoi souffler ? Parce que c'est un métier difficile, usant psychiquement. Les travailleurs sociaux accompagnent quotidiennement des usagers en situation de précarité, de dépendance. Ils ont besoin de cette demi-journée pour faire face", raconte Emmanuelle Monnin, porte-parole du syndicat SUD-collectivités territoriales.

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teaser du documentaire Montaigne 1

"Cette possibilité d'aménagement dont les travailleurs sociaux bénéficiaient jusqu'alors n'entrave en rien la continuité du service public et ne coûte pas un euro à l'employeur territorial", poursuit le communiqué du syndicat et précise que "leur régime indemnitaire et inférieur de plus de la moitié de celui d'un cadre A administratif".

Pour la municipalité, les travailleurs sociaux ne peuvent plus bénéficier de leurs précédents avantages depuis qu'ils ont été reclassés : "Quand on est cadre A, il y a des droits et des obligations. On ne peut pas conserver ce qu'il y avait de plus souple du régime antérieur et refuser les contraintes du statut tel qu'il est aujourd'hui", s'est exprimé Baudoin Ruyssen, directeur général des services au Grand Besançon Métropole, au moment de franchir la haie d'honneur avec Anne Vignot.

Il faut que l'aménagement du temps de travail soit fait en fonction des réalités de terrain.

Emmanuelle Monnin, porte-parole du syndicat SUD-collectivités territoriales.

La position du syndicat SUD est très claire : "Nous disons depuis le début des négociations sur ce protocole, qu'il faut que l'aménagement du temps de travail soit fait en fonction des réalités de terrain", conclut Emmanuelle Monnin.

Un rendez-vous a été pris avec l'équipe de la maire de Besançon mais aucune date n'a été fixée pour le moment. Sans réelle réponse de la part de la municipalité, les travailleurs sociaux ont décidé de poursuivre leur mouvement à l'issue d'une assemblée générale organisée ce mardi 28 septembre : un préavis de grève sera déposé mardi 5 octobre.

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