"On ne va pas pouvoir tenir comme ça longtemps": l'inquiétude d'un patron de cinéma à Besançon, qui accuse 75% de perte

Météo ensoleillée, contraintes sanitaires post Covid et surtout absences de blockbusters, les cinémas ne parviennent pas à remplir les salles, même a minima. La Fédération Nationale des Cinémas Français (FNCF) demande des aides d'urgence au gouvernement. 
Salle de cinéma
Salle de cinéma © Philippe Arbez/ France Télévisions
Rouverts au public le 22 juin après 100 jours de grand noir, les cinémas espéraient beaucoup du retour des spectateurs en manque de grand écran. Mais la foule n'a pas été au rendez-vous. À cela plusieurs explications : une météo estivale radieuse incitant les gens à profiter du grand air qui leur a fait défaut pendant le confinement et puis, sans doute, une certaine réticence à s'enfermer dans un lieu clos et climatisé, malgré toutes les précautions sanitaires prises dans les salles et files d'attentes. 

Surtout, les cinémas manquent de produits d'appel. Habituellement, ce sont les blockbusters américains qui les aident à passer le cap de la belle saison. Mais ces films ne sortant pas aux Etats-Unis, ils ne sortent pas non plus en France. "Mulan", le long-métrage de Disney, version en prise de vue réelle du célèbre dessin animé a été reporté sine die. Le dernier Christopher Nolan, "Tenet", programmé le 26 août, devrait donner un peu d'air aux complexes. 

"Nous accusons une perte de 75 à 80 % d'exploitation par rapport à l'an dernier, se désole Cédric Louvet, dirigeant du cinéma Mégarama Beaux-Arts à Besançon. La situation est très compliquée. On coupe certaines salles pour limiter les pertes..."

Un appel à l'aide de la Fédération

La situation est la même dans tout le pays. Lundi 27 juillet, la Fédération nationale des cinémas français (FNCF) a demandé que le gouvernement "de manière extrêmement urgente, prenne un acte très fort et très ambitieux de refinancement des salles de cinéma". Les pistes évoquées par les professionnels sont :
- une prolongation de l'exonération des charges sociales et du chômage partiel
- des mesures sur les loyers
- une renégociation des frais bancaires
 Des discussions sont également en cours avec le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC).

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