Crocus, jonquilles... le conservatoire botanique lance un inventaire collectif des plantes printanières de Franche-Comté

Le conservatoire botanique national de Franche-Comté lance un appel à tous les promeneurs pour observer et recenser les jonquilles, nivéoles et autres espèces du printemps. 

Les premières nivéoles sont de sortie.
Les premières nivéoles sont de sortie. © Brendan GREFFIER - CBNFC-ORI

Au gré des chemins, quelques fleurs dressent leur tête. Jaunes, blanches, violettes, les plantes jonchent les promenades comtoises dès les premiers jours printaniers. D’aucuns ne les remarquent pas, ne s’arrêtant pas dans leur marche. Le conservatoire botanique national de Franche-Comté (CBNFC) lance donc un inventaire participatif « pour que le regard s’aiguise et s’arrête sur ces plantes », explique Justine Suchet-Amiotte, chargée de communication.

« Il faut s’émerveiller sur l’énorme diversité des espèces, comme les nivéoles présentes dès février ! », remarque Justine Suchet-Amiotte.

Connaissez-vous la nivéole ? 

La nivéole (ou Leucojum vernum L.) est une grande fleur blanche, maculée de vert ou de jaune à l’extrémité, est entourée de trois ou quatre feuilles allongées, d’un beau vert. On la confond souvent avec le perce-neige (Galanthus nivalis L.) qui possède une tige ronde, des feuilles d’un vert-bleuâtre et des fleurs bien différentes, explique le conservatoire botanique. La nivéole fleurit en février-mars. On la trouve dans les haies et les forêts fraîches, notamment dans les fonds de vallons, aux bords des ruisseaux et des rivières.

Chaque semaine, le conservatoire botanique présentera une espèce sur les réseaux sociaux, en fonction de sa période de floraison. Rendre les Comtois plus attentifs lors de leurs balades et leur faire recenser les plantes sur internet, c’est aussi un moyen de mettre à jour la base de données colossale.

 

Une équipe se lance dans l'inventaire.
Une équipe se lance dans l'inventaire. © CBNFC

Une marge d'erreur infime

« Il y a huit millions de données sur les plantes, et pour ces espèces printanières communes, nous en avons qu’une répartition lacunaire », justifie Justine Suchet-Amiotte. Ainsi, le travail réalisé par les promeneurs permettra aux scientifiques du conservatoire de mieux localiser ces espèces et de s’épargner une prospection énorme.

A chaque fois qu’un Comtois voudra répertorier une plante, il pourra prendre une photo et se géolocaliser, avant de remplir un formulaire en ligne. Ces informations seront vérifiées par une équipe de chercheurs et intégreront la base de données de la flore de Franche-Comté. En cas de doute, les données seront soit écartées, soit vérifiées par des scientifiques sur le terrain. Justine Suchet-Amiotte l’assure : « La marge d’erreur est infime. Ce sont a priori des espèces connues du grand public ! Tout le monde voit ce que sont les jonquilles ! ».

Le conservatoire botanique lance régulièrement des études impliquant le grand public. A l'automne 2020, les Comtois étaient invités à ouvrir l'oeil pour recenser les espèces d'escargots présentes dans leur environnement. 190 espèces d'escargots existent en Bourgogne-Franche-Comté, comme l’escargot de Bourgogne, le petit gris, l’escargot des jardins et l’escargot des haies.

 

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