Galeries Lafayettes : grève annoncée pour vendredi

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C'est rare : tous les syndicats des Galeries Lafayettes appellent à cesser le travail ce vendredi. Le magasin de Besançon est concerné par ce mouvement. En cause : des primes et augmentations de salaire accordés au magasin de Paris et pas en province.

Par Catherine Eme-Ziri

Les salariés des Galeries Lafayette, hormis ceux du magasin Haussmann à Paris, sont appelés à la grève vendredi pour protester contre les baisses d'effectifs et des pratiques de rémunération variables, ont indiqué mardi des sources syndicales.
Cet appel, à l'initiative de tous les syndicats (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC), fait suite notamment au versement récent d'une prime de 1.000 euros aux seuls salariés des Galeries Lafayette Haussmann, vaisseau amiral du groupe, une inégalité dénoncée par la CGT et la CFDT.
Les négociations annuelles obligatoires (NAO) se sont aussi conclues par "une augmentation de 1% pour les salariés du magasin Haussmann et de 0,5%" pour ceux de tous les autres magasins (Lafayette Gourmet, Montparnasse, banlieue et province, regroupés au sein de l'entité Magasins Galeries Lafayette, MGL)", a précisé à l'AFP Frédéric Hacquard (CFDT).
Pour la CGT, "les salariés de province ne sont pas des salariés de seconde zone et ils n'accepteront pas ces mesures discriminatoires" alors qu'ils "relèvent du même groupe, travaillent pour la même enseigne et enrichissent les mêmes actionnaires". Contactée par l'AFP, la direction n'était pas joignable dans l'immédiat.
Selon la CFDT, "280 postes" ont été supprimés entre 2012 et 2014 et MGL enregistre encore "370 postes en moins" en 2015 (-2,8% en deux ans chez les employés, -6,8% chez les cadres). Par exemple, aux Galeries Lafayette de Besançon, a dit M. Hacquard, les effectifs sont passés de "112 personnes en 2011 à 72 aujourd'hui".
A Besançon, les salariés sont appelés à cesser le travail vendredi de 12 à 16 heures et de distribuer des tracts. Selon Frédéric Hacquard, délégué national de la CFDT et Bisontin, la distribution de tracts a commencé hier mardi. Il souligne : "L'unanimité des syndicats pour un mouvement social ne s'est jamais vue, même le syndicat des cadres CFE-CGC nous a rejoints".
La direction du magasin de Besançon n'a pas souhaité s'exprimer pour le moment.

                
(Avec AFP)

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