"A genoux mais pas couchés", des clips musicaux tournés dans les cafés-concerts de Besançon, pour rester soudés

Des clips musicaux avec des artistes et musiciens tels qu'Aldebert, Dirty Deep, Mystically, EDRF ou encore Alta Rosa sont actuellement en tournage dans des bars de Besançon. Le But ? Soutenir les cafés-concerts et montrer que la culture est encore bien vivante, même si elle est à l'arrêt. Détails.
Les acteurs culturels de la région ne chôment pas et s'organisent pour trouver des moyens de vivre durant cette crise sanitaire qui leur impose une fois de plus l'arrêt complet de leurs activités, en raison du deuxième confinement national.

A Besançon, la salle de musiques actuelles La Rodia, en collaboration avec le Bar de L’u, les Passagers Du Zinc, Le Bruit Qui Pense et le Bastion tournent actuellement des clips dans certains bars de la cité comtoise. Ils ont créé il y a quelques mois un regroupement d'acteurs culturels locaux afin de se serrer les coudes. De cette alliance est née un cycle de soirées musique dans les cafés-concerts du coin. "On devait annoncer l'événement "Assis mais pas couchés" le 29 octobre, le soir du confinement..." nous explique Simon Nicolas, responsable de la communication à La Rodia.

L'opération a été rebaptisée "A genoux mais pas couchés" et est financée par La Rodia, LA grosse salle de concerts à Besançon.
 
Besançon : "A genoux mais pas couchés", des clips dans des cafés-concerts pendant le confinement


Malgré l'impossibilité de jouer devant un public, ce projet collectif doit permettre de mettre en lumière et de soutenir les petits lieux culturels bisontins, actuellement fermés et dont l'avenir s'assombrit au fil du temps. Les vidéos ont également pour vocation de mettre en avant la scène locale, de réinventer des formats d'écoute et de faire travailler les techniciens (son et vidéo) pendant cette longue période de disette.

"Les cafés-concerts sont une chaîne essentielle"

"On joue dans des lieux emblématiques, dans des lieux connus des Bisontins. C'est l'idée de se serrer les coudes dans ce moment difficile dont on ne voit pas le bout. Il faut comprendre que la musique, ce sont des maillons. On dirait que tout se passe sur la rivière ici. Des artistes commencent à découvrir la musique au Conservatoire, ils répètent au Bastion, ensuite ils font pourquoi pas leur premier concert au Pixel, puis après ils vont jouer à La Rodia. C'est un cycle qui est plutôt cool. On voulait travailler avec d'autres entités car Besançon a une véritable richesse culturelle et associative" poursuit Simon Nicolas.

Pour l'instant, deux capsules vidéos ont été tournées, l'une au Bar de l'U, situé rue Mégevand, et l'autre au café-restaurant associatif et culturel Le Pixel, installé à la Cité des Arts, dans le quartier Rivotte. Les autres tournages doivent suivre cette semaine. La diffusion des clips aura lieu du 17 au 21 novembre, sur le web.

La programmation prévue : 
Dirty Deep (rock) au Bar de l'U
EDRF (hip-hop) au Pixel 
Alta Rossa (metal) à l'Antonnoir
Aldebert (chanson) aux PDZ 
Mystically (reggae) au Tandem

Il faut se dire que les cafés-concerts sont une chaîne essentielle. On n'est pas que sur du débit de boisson. Ce sont des acteurs culturels à part entière, et il ne faut pas les négliger.

Simon Nicolas - La Rodia

"Assis mais pas couchés", le cycle de concerts prévus initialement dans les bars bisontins, aura bien lieu, une fois la situation sanitaire stabilisée et les lieux culturels rouverts.
 
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