Grève contre la réforme des retraites : professeurs, élèves et manifestants bloquent un lycée de Besançon

Une centaine de manifestants étaient présents, ce vendredi 10 janvier, pour participer au blocage du lycée Jules Haag.(Photo d'illustration) / © Christophe Morin/MaxPPP
Une centaine de manifestants étaient présents, ce vendredi 10 janvier, pour participer au blocage du lycée Jules Haag.(Photo d'illustration) / © Christophe Morin/MaxPPP

Une centaine de manifestants, composés de professeurs et d'élèves, ont bloqué le lycée Jules Haag de Besançon, tôt ce vendredi 10 janvier. Ils entendent protester contre la réforme des retraites et celle du baccalauréat.

Par Antoine Belhassen

Près d'une centaine de manifestants sont arrivés sur les coups de 7 heures du matin, ce vendredi 10 janvier, pour participer au blocage du lycée Jules Haag, à Besançon. Largement composés de lycéens et de professeurs du premier et second degré, les manifestants contestent la réforme des retraites.

L'action avait été votée la veille, jeudi 9 janvier, suite à la 4e journée de mobilisation interprofessionnelle contre la controversée réforme des retraites. Une assemblée générale s'était tenu à l'appel des syndicats UNL, Sud-Éducation, CGT Éducation, FSU et FO afin d'organiser le blocage.
 

Le groupe a été rejoint par quelques manifestants solidaires ainsi que des parents d'élèves. Tous se sont répartis afin de bloquer les multiples entrées de l'établissement. Seuls quelques élèves arrivés en avance ont pu s'introduire dans le lycée situé rue Labbé.

"On se sent abandonnés, démunis"


Les lycéens et les professeurs présents portent également des revendications sur la réforme du baccalauréat : "A la fin du mois, les lycéens doivent passer des épreuves anticipées appelées E3C mises en place cette année suite à la réforme. Mais à quelques jours de l'échéance, nous n'avons toujours reçu aucune directive. Nous n'avons pas de cadre, on est dans le flou", explique Karine Laurent, co-secrétaire départementale SNUipp-FSU.

"Ni les enseignants, ni les élèves ne savent véritablement comment aborder ces épreuves. On se sent tous abandonnés, démunis. Lors de la manifestation d'hier (jeudi 9 janvier), des collègues m'expliquaient que certains de leurs élèves tombaient en larmes à cause de ces épreuves", témoigne la professseure du premier degré.

Ces épreuves communes de contrôle continu comptent pour 30 % dans la note finale. Enseignants et élèves demandent de nouvelles réflexions sur la réforme du baccalauréat.

 

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