A la prison de Besançon, Michaël Chiolo avait déjà montré des signes de dangerosité envers le personnel pénitentiaire

Publié le Mis à jour le

La rédaction nationale de France 3 s'est procuré un document de l'administration pénitentiaire. Un document de la maison de d'arrêt de Besançon où par deux fois le comportement menaçant du détenu est signalé. L'homme radicalisé a agressé deux surveillants ce 5 mars à Condé-sur-Sarthe. 

Michaël Chiolo a été détenu à la maison d'arrêt de Besançon d'août 2016 à octobre 2016. Dans un document confidentiel que s'est procuré France 3, l'homme avait tenu à Besançon (Doubs) des propos menaçants envers le personnel pénitentiaire. 

Michaël Chiolo disait avoir reçu un ordre du "diable" dans son sommeil

 
A l'époque, Michaël Chiolo avait été placé sur écoute. Il avait tenu des propos haineux et des actions de prosélytisme dans la cour de promenade. Le personnel avait  alerté la direction de l'établissement en raison du contenu des discussions du détenu avec sa compagne, Hanane Aboulhana. "Il apparaît que la personne détenue Chiolo tient des propos qui s'avèrent alarmants par leur teneur, à l'égard des personnels de la maison d'arrêt de Besançon, de la sécurité de la structure et de la sécurité intérieure", révèle le document. 

Le détenu raconte à sa compagne qu'il avait entendu le "sheitan" (le diable), pendant la nuit, lui ordonnant  : "Demain matin, lorsqu'ils ouvrent la porte, tu leur fais un truc de fou." L'homme précisait ensuite à sa compagne : "Je sors de la cellule avec un couteau, j'en attrape un, je l'emmène dans la cellule, il n'y a personne qui fait rien.

Le personnel de la maison d'arrêt a donné l'alerte une seconde fois : "Il évoque même la manière dont il pourrait s'y prendre dans ce qui ressemblerait alors à une prise d'otage" cite le document de l'administration pénitentiaire.



Ces détenus doivent être dans des quartiers spéciaux, et leurs déplacements limités 

"On savait qu'il était très dangereux à l'époque et capable de passer à l'acte. A l'époque il avait déjà été condamné à Mulhouse pour avoir mimé les actes terroristes du Bataclan. On savait qu'il était capable de passer à l'acte puisque des écrits professionnels désignaient clairement l'individu et précisaient qu'il était dangereux pour l'administration pénitentiaire" explique Laurent Boitrans, sécrétaire général UFAP-UNSA en Bourgogne Franche-Comté. "Nous avons à faire à des fauves, il faut protéger les personnels pénitentaires" lance-t-il dans une interview accordée à France 3 Franche-Comté. 

 


 

La compagne de Michaël Chiolo a succombé à l'assaut du Raid à Condé-sur-Sarthe


Mardi 5 mars,  Michaël Chiolo, 27 ans, qui purgeait une peine de trente ans avait agressé deux surveillants avec des couteaux en céramique. Le détenu qui s'était radicalisé en prison s'était retranché avec sa compagne pendant près de dix heures dans l'unité de vie familiale de la prison de Condé-sur-Sarthe. Après de vaines tentatives de négociations, le RAID avait lancé l'assaut en fin de journée. Michaël Chiolo a été interpellé, sa compagne Hanane Aboulhana a succombé lors de l'assaut des hommes du Raid. 

 
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