Incendie de la fourrière à Planoise : réactions politiques à Besançon

L'incendie de la fourrière municipale de Besançon et ses conséquences sur l'activité économique du centre commercial de la place Cassin font réagir les hommes et femmes politiques de Besançon sur fond de campagne électorale pour les municipales de mars prochain. 
Incendie de la fourrière municipale de la place Cassin à Besançon
Incendie de la fourrière municipale de la place Cassin à Besançon © Jean-Stéphane Maurice-Francetélévisions
Cent vingt-sept voitures brûlées, une centaine endommagées... l'incendie de la fourrière de Besançon a été maîtrisé par les Pompiers après de longues heures de lutte. Cet incendie qui semble être d'origine criminelle,  provoque plusieurs réactions politiques. 
Le maire Jean-Louis Fousseret (LREM) s'est rapidement sur place le matin de ce 31 décembre. Dans un communiqué publié hier, l'édile déclare : 

Ces agissements d’une poignée de criminels inconscients menacent la sécurité et la tranquillité des habitants de notre ville. Le Maire renouvelle toute sa confiance aux autorités judiciaires chargées de l’enquête afin d’identifier et de mettre hors d’état de nuire les auteurs de ces faits qui ne resteront pas impunis. Parallèlement, en lien avec M. le Préfet, le Maire a demandé à ce que des renforts de police soient mobilisés dès aujourd’hui pour sécuriser l’ensemble de nos quartiers et de leurs habitants, sans exception. Il a également demandé que des analyses soient effectuées afin de protéger les habitants du quartier de tout risque lié au dégagement de fumées.


Jean-Louis Fousseret précise qu'il "sera vigilant à ce que tout l’accompagnement nécessaire leur soit accordé". Quant à la candidate Alexandra Cordier, soutenue par le maire sortant, (Liste d’ouverture, de rassemblement et de progrès pour Besançon) soutenue par le maire sortant, nous n'avons pas trouvé sa réaction sur les réseaux sociaux.

L'opposition municipale a également réagi rapidement sur les réseaux sociaux. Le candidat aux municipales Ludovic Fagaut ( LR) a publié un post sur sa page facebook : 
 
Tout comme lors la fusillade du 25 décembre au pied d'un immeuble de Planoise, cet incendie déclenche une forme de surenchère.

Je serai de ceux qui refusent ces zones de non droit et de guérilla urbaine. (...) Je serai le maire de l'autorité républicaine déchue dans ces zones où le non-droit n'aura jamais sa place. Inévitablement, cela passera par un travail de fond sur l'aménagement éducatoif de nos nouvelles générations grâce notamment aux tissus associatifs très présents et indispensables pour nos secteurs de vie.


promet Ludovic Fagaut, tête de liste "Besançon maintenant". 

La liste "Besançon Verte et Solidaire" réaffirme elle  "son soutien aux habitant·es de Planoise de nouveau confronté·es à une actualité difficile " et insiste sur sa volonté

de remettre des moyens humains dans ce quartier, notamment par une police de proximité, le retour des correspondant·es de nuit et le soutien aux enquêtes de la police nationale.


Quant au candidat régionaliste Jean-Philippe Allenbach, il ne mâche pas ses mots. Selon lui,

L'incendie criminel de la fourrière de Planoise, après les tous récents coup de feu en pleine rue,  n'est jamais que l'aboutissement logique de l'angélisme municipal à l'égard de délinquants qui sans vergogne règnent depuis 20 ans en maitre dans le quartier de Planoise au nez et à la barbe des habitants et de la police. Cet incendie est particulièrement emblématique du bilan, désastreux sur le plan sécuritaire et exécrable sur le plan social,  malgré le"pognon dingue" dépensé comme dirait Emmanuel Macron, de la politique menée depuis 2001 par une alliance EELV-PS-PC ».


Même dénonciation de la part de Jacques Ricciardetti, candidat Front national pour les municipale de Besançon. 
 

La tête de liste Anne Vignot ('Equipe EELV - PCF - À Gauche citoyens - PS - G.s) réagit de façon plus sobre sur son compte twitter :  Puis, à la suite de sa visite sur place ce mercredi matin : 
  Ce mercredi matin, l'élue du conseil municipal de Besançon, a déclaré suite à des invectives lancées par un groupe de jeunes à l'égard des Pompiers lors de leur intervention le 31 décembre :  

Il faut que l'on aille voir ces jeunes, qu'on les rencontre. Il faut que l'on prenne contact avec eux. Quand il y a un problème d'autorité, il y a un problème de sens de la vie. Tout est à reprendre. C'est une partie de la population qui est en train de pourrir la vie des autres et les personnes qui sont ici sont juste accablées de subir la terreur que certains jeunes veulent leur faire subir. 


Dans un tweet, le candidat officiel de LREM, le député du Doubs Eric Alauzet, pointe du doigt les traficants de drogue et se dit déterminé à "mobiliser tous les moyens pour faire face et faire cesser ces trafics pour rétablir l’ordre républicain.
 
"Mais où est-on ?" s'interroge l'élu du Doubs tout en affirmant dans sa réponse : 

Tout cela à cause de trafiquants qui ont fait de ce quartier une plaque tournante régionale de la drogue sur fond de trafics d’armes, de délits, de menaces, de violence, de règlements de comptes.
Alors même que, dans ce quartier, tant est fait par les associations, les professionnels, les pouvoirs publics, alors que tant de belles initiatives émergent par ceux qui s’engagent avec conviction et abnégation et que nous devons nous concentrer sur la réussite des enfants et de jeunes.
Cette situation est intolérable.
Elle gangrène Planoise, Besançon et son agglomération. L’époque des atermoiements est définitivement révolue. La situation exige de la fermeté et de la détermination.


Les nombreuses réactions politiques à la fusillade du 25 décembre et à cet incendie de la fourrière municipale démontrent que la sécurité des habitants de Besançon pourrait être un des enjeux de cette campagne électorale.


 
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