INSOLITE. Un silure avalé par un cormoran, un photographe saisit cette incroyable scène de pêche

Un véritable combat, remporté par l'oiseau. Vendredi 5 janvier 2024, aux alentours de l'ile de Malpas, à Besançon (Doubs), Jean-Claude Jacottot a photographié un grand cormoran en train de pêcher.

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“Quand on a ça dans le viseur… J’imagine que c’est comme un chasseur qui voit passer un beau gibier, sauf que moi, je tire des pixels, pas des plombs”, rit Jean-Claude Jacottot.  Il y a quelques jours, près de l’ile de Malpas, non loin du centre-ville de Besançon, le Bisontin a pu photographier un grand cormoran au moment où il émergeait hors de l’eau pour attraper un jeune silure. La scène dure une fraction de seconde. L'oiseau avale sa proie d'un coup. 

Le photographe amateur a l’habitude de passer plusieurs heures au bord du Doubs pour photographier les oiseaux. “Je suis content parce que c’est l’aboutissement d’une ou deux heures d’attente. J’ai une satisfaction personnelle”, explique-t-il à propos du cliché étonnant.

La qualité de cette photo est malgré tout à relativiser à cause de la distance et de la luminosité : “Il n’y a une très bonne définition, je l’ai pris à 80 mètres de distance et il n’y avait pas de soleil, donc on peut voir du grain”. 

Le retraité aime relever des défis : “Ce que j’aime le plus photographier, ce sont les choses compliquées comme les animaux”. Il estime avoir “répertorié à peu près tout ce qui vole à Besançon”. Selon lui, le cormoran est un oiseau particulièrement difficile à approcher : “Il est très sauvage, si tôt que l’on bouge, il se sauve”. 

Un cormoran mange entre 400 et 500 grammes de poisson par jour

Le grand cormoran est une espèce présente pendant l'hiver en Franche-Comté. Le reste de l’année, il s’envole pour le nord de l’Europe afin de se reproduire. Grand consommateur de poisson (il en ingurgite entre 400 et 500 grammes par jour), cet animal est réputé pour être la bête noire des pêcheurs. Il fait en moyenne 90 cm pour 150 cm d'envergure et pèse entre 2 et 3,7 kilos. 

Lorsqu’il pêche, il plonge pour capturer sa proie avec son bec. Il peut alors rester sous l’eau pendant plus d’une minute. Il remonte le poisson à la surface pour l’étourdir en le secouant. Il le lance ensuite en l’air pour le retourner avant de l’avaler. Il préfère pêcher dans les eaux peu profondes, mais il est capable de plonger jusqu'à dix mètres de profondeur. 

Cet oiseau vit près de plans d'eau douce ou salée, riches en poissons et présentant un courant faible ou nul. Lorsqu'il ne pêche pas, il se perche généralement sur un support en hauteur où il se fait sécher. 

“Un comptage national aura lieu pour cette espèce samedi 13 janvier”, précise Samuel Maas, ornithologue à la LPO Bourgogne-Franche-Comté, association locale de protection de la nature. Pour l’instant, aucune augmentation des effectifs n’a été observée.

Le grand cormoran est une espèce animale protégée. Cependant, pour prévenir son impact sur les activités piscicoles et les espèces de poissons protégées, des dérogations peuvent être accordées pour éviter sa prolifération. Ces dérogations sont données dans la limite d'un quota départemental établi chaque année par arrêté ministériel. 

Le photographe expose à la librairie l’Intranquille 

En dehors de la faune sauvage très présente à Besançon, Jean-Claude Jacottot aime photographier la ville. “Je n’ai pas trop l’occasion de sortir de la ville et elle me plait beaucoup”, indique-t-il. Il photographie d’autres lieux, mais préfère publier sur son compte Facebook des photographies animalières ou de sa ville de naissance. 

Le photographe amateur poste aussi ses photos sur le compte Facebook "Besançon j'aime ma ville" dont il est membre depuis sa création en 2018. En 2022, plusieurs de ses photos sont publiées dans le livre Besançon, ville de lumières et de couleurs de Mikael Demenge. 

Avant sa retraite, le photographe amateur faisait déjà de la photo sur son temps libre, “c’était de l’argentique, depuis, je suis passé au numérique”. Le retraité expose une partie de son travail à la librairie l’Intranquille à Besançon du 3 janvier au 29 février 2024.