Policier tué à Avignon : "une mort d'une violence inacceptable", à Besançon, l’hommage de la police et des habitants

Ce mardi 11 mai, une cérémonie s’est déroulée dans l’enceinte de l’hôtel de police de la gare d’eau à Besançon (Doubs) au moment où se déroulait l’hommage national à Eric Masson tué lors d’un contrôle anti-drogue dans le Vaucluse.

© David Martin - France Télévisions

Un bref discours du préfet retracant le parcours professionnel du policier. Une minute de recueillement. C’est la seconde fois en quelques jours que les policiers rendent hommage à un fonctionnaire du ministère de l'Intérieur.

Éric Masson", père de famille de 36 ans a été tué par balles le 5 mai lors d'une banale intervention sur un point de trafic de stupéfiants dans le centre-ville d'Avignon.

Dans la cour de l'hôtel de police, des fonctionnaires aux visages marqués, qui perdent l’un des leurs. Le 23 avril Stéphanie Monfermé, fonctionnaire de police de 49 ans, était assassinée au sein du commissariat de Rambouillet par un homme de 37 ans. Touchée au cou par au moins un coup de couteau, elle a succombé à ses blessures peu après l'attaque, malgré l'intervention des secours.

© David Martin - France Télévisions

“Eric Masson est mort les armes à la main si j’ose employer cette métaphore, contrairement à ce qui s’est passé, il y a une dizaine de jours. Encore une fois, on est plongé, toute la police nationale et la population est plongée dans une grande affliction parce que c’est un des nôtres encore qui disparaît. C’est un protecteur de la société qui est ainsi tué. C’est d’une violence inacceptable" explique Yves Cellier, directeur départemental de la sécurité publique du Doubs.

© David Martin - France Télévisions

Dans la cour de l’hôtel de police, le procureur de la République, des candidats aux élections, des Bisontins et anonymes comme cette femme : “le grand père d’Eric Masson est originaire du même village que moi, et je suis venue aussi pour soutenir les policiers, car il y en a marre de voir tout ce qui se passe, que les policiers voient qu’on est avec eux, ils ont énormément besoin de soutien”.

"Oui cher Eric, nous allons continuer"

Lors d'une cérémonie au policier tué à Avignon, Jean Castex a promis de poursuivre la lutte contre le trafic de drogue, affirmant qu'"il ne saurait être question que la peur change de camp".

Eric Masson, 36 ans, tué par balle le 6 avril 2021 à Avignon.
Eric Masson, 36 ans, tué par balle le 6 avril 2021 à Avignon. © AFP PHOTO / DDSP 84


"Honorer la mémoire d'Eric Masson, c'est affirmer haut et fort que l'Etat se donnera tous les moyens de prévenir et réprimer toutes formes de violence, à commencer par le trafic de stupéfiants, contre lequel Eric Masson s'était engagé de toutes ses forces", a insisté le Premier ministre Jean Castex, alors qu'une partie de la droite et l'extrême droite accuse l'exécutif de laxisme.

Deux principaux suspects arrêtés

Deux hommes âgés de 19 et 20 ans, ont été interpellé dimanche soir au péage de Remoulins à une vingtaine de kilomètres d'Avignon, ils tentaient de fuir vers l'Espagne. Déjà condamnés plusieurs fois, les deux hommes sont les principaux suspects du meurtre du policier. Ils devaient ce 11 mai être présentés à un juge d'instruction en vue de leur mise en examen. Lors de son audition le 10 mai, le tireur présumé a contesté les faits.

Jean Castex a annoncé un durcissement des peines encourues par les agresseurs de policiers et gendarmes, et une peine de sûreté de 30 ans pour les personnes condamnées à perpétuité pour un crime commis contre les forces de l'ordre.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
police société sécurité faits divers