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Les temps forts du 3ème jour du procès du Café du Théâtre à Besançon

 Arnaud Gijbels risque une condamnation à perpétuité pour l'assassinat de Pascal Legal / © France 3 Franche-Comté : Sophie Courageot
Arnaud Gijbels risque une condamnation à perpétuité pour l'assassinat de Pascal Legal / © France 3 Franche-Comté : Sophie Courageot

Beaucoup d'émotion lors des témoignages de la mère et la demie-soeur d'Arnaud Gijbels. Revivez l'audience minute par minute. 

Par Sophie Courageot

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Les éléments de début de journée se trouvent en bas de page.

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19h00 : L'audience reprendra demain à 9h


18h40 : Prostitution et contradictions

Ce nouveau témoin a fait connaissance de Marouane Chkarmi sur un tchat en 2010. Le jeune a eu des relations homosexuelles avec ce dernier. Il a été présenté par la suite à Pascal Legal au Café du Théâtre.

Le témoin raconte avec une certaine décontraction à la barre que ses relations sexuelles avec le gérant du café se sont bien passées. Un soir, il a touché de l'argent. Il dit que Marouane Chkarmi ce soir là a refusé.

Mais le président de la cour, lui présente son procès-verbal d'audition. Le jeune y dit que Mr Chkarmi a touché un soir 50 euros.

Me Vernet au témoin : « Mr Legal était-il actif lors de ces soirées ? »
Le témoin : « Oh oui ».

Le témoin affirme que Pascal Legal ne l'a jamais forcé à certaines pratiques sexuelles.

18h15 : L'autre demie-sœur d'Arnaud Gijbels

Elle confirme une enfance difficile et un environnement familial peu stable. Elle évoque une mère lunatique avec différents états d'âme. « Mon frère a toujours été calme, discret, timide ».

Elle dit que son frère est devenu distant et irrité lors du mois d'août 2011. C'est la période du viol présumé qu'Arnaud Gijbels aurait subi de la part de Pascal Legal.


17h45 : Une grande soeur en larmes

Elle habite à New York et se présente comme agent immobilier de luxe à Manhattan. Une femme jeune, fine et très élégante dépose à la barre.

La jeune femme aînée de la famille, évoque la séparation violente des parents d'Arnaud. Les mots lui manquent.

Elle parle d'une enfance difficile avec de la violence verbale et physique à la maison. Arnaud en était le centre. Les violences venaient de la mère dit-elle.

La jeune femme confirme une éducation où il ne fallait jamais dire ce qu'on pensait, ce qui n'allait pas.

« Mon frère est un être exceptionnel. Il n'a pas eu la chance d'avoir une famille soudée pour accomplir tous ses rêves »


Elle raconte qu'en 2006, son frère a évoqué l'idée du suicide parce qu'il souffrait. De 2006 à 2011, les enfants ne savent pas où est leur mère.

« Malgré tout ce qu'on a vécu, on toujours eu l'ambition de réussir, de ne pas déshonorer nos parents. » (Elle est émue).

« Mon frère s'il est là aujourd'hui, c'est parce qu'il a une famille qui l'a abandonné. »

 

« Quand mon frère dit qu'il a été violé. Il dit la vérité. Je le sais parce que j'ai été violée deux fois.

(Elle est en larmes). « Le seul regret que j'ai aujourd'hui, est de n'avoir rien dit, car cela aurait pu aider mon frère à le dire aussi ».
 

Le président Ardiet mène les débats de ce procès en cour d'assises / © France 3 Franche-Comté : Pascal Sulocha
Le président Ardiet mène les débats de ce procès en cour d'assises / © France 3 Franche-Comté : Pascal Sulocha

17h20 : Après l'émotion, l'attaque

L'avocate général ne cède pas pas à l'émotion. Elle reproche à la mère d'Arnaud Gijbels d'avoir volontairement effacé la présence du père. Et de jouer aujourd'hui la victimisation.

L'avocat général Elisabeth Philiponet :

« Madame Gijbels, votre culpabilité a commencé le jour où votre fils a été incarcéré ? »


La mère quitte la salle après 50 minutes de témoignage à la barre. Arnaud Gijbels lui adresse un nouveau "je t'aime". 


17h14 : « Je t'aime maman »

La maman de l'accusé : « Oui, il a tué un homme. Mais pour en arriver là, il a souffert dans sa chair, dans son corps. Il a été violé. Si vous n'avez rien trouvé, Dieu là-haut le sait. Moi je le crois »

Arnaud Gijbel en larmes :

« Je t'aime maman »

 

« Je te demande pardon mon fils »


L'accusé éclate debout en sanglots. « Je t'aime maman... C'est pas de ta faute »


17h00 : « Son regard avait changé »


La maman d'Arnaud Gijbels raconte : « Un jour, il est venu chez moi. Son regard avait changé, ses étoiles dans son regard n'y étaient plus. Il était sombre, absent comme si on avait enlevé son âme... j'ai voulu le prendre dans mes bras. Il m'a repoussé. Il était là avec ses affaires, alors je me suis occupée de lui. »

Elle dit avoir vu son fils changer. Il ne voulait plus lui parler. Il fuyait.

Un après midi dit-elle le téléphone a sonné. C'était la police.

« On a arrêté votre fils, il a tué quelqu'un » .





 

Arnaud Gijbels, l'assassin présumé, en larmes lors d'une suspension de séance / © France 3 Franche-Comté : Pascal Sulocha
Arnaud Gijbels, l'assassin présumé, en larmes lors d'une suspension de séance / © France 3 Franche-Comté : Pascal Sulocha



16h40 : L'émotion et les larmes

« Je ne suis pas là pour accuser le papa mais il faut que le tribunal sache l'enfance d'Arnaud », dit la maman. Elle raconte comment le lien s'est altéré petit à petit entre l'enfant et son père. Comment elle s'est occupée seule de leur éducation. De leur scolarité en école privée. Elle avait des dettes. Les huissiers venaient à la maison. Elle avait peur qu'on lui prenne ses enfants pour les envoyer à la DDASS. La maman raconte avoir travaillé dans un bar de nuit pour s'en sortir. « J'étais pas fière mais je voulais que mes enfants aillent à l'école, j'avais pas le choix... » dit-elle

« Arnaud c'est quelqu'un de très bien, c'est un enfant très doux, très gentil, il aime l'amitié. C'est mon fils, je sais ce qu'il a fait , mais c'est pas un enfant violent. Il a subi beaucoup de choses, le rejet de son père, de ses grand-parents... ».


L'accusé sanglote dans son box en regardant sa mère.

Elle raconte alors comment elle est devenue au fil du temps alcoolique. Et comment ses enfants ont vécu cela. Les larmes de l'accusé sont audibles et bouleversent la salle. Silence.

La mère dit qu'elle s'est retrouvée un jour chassée de chez elle par les huissiers. Elle loue alors un studio meublé à Dijon. Elle est ivre souvent. En 2006, elle dit à Arnaud, 16 ans qu'il est presque un homme et qu'il faut qu'il retourne vers son père. L'adolescent considère son père alors comme un étranger.

« Je l'ai mis à la porte ...  j'oublierai jamais son regard ce jour là »

dit la maman toujours calme et posée face à la barre.

La maman s'est fait soigner ensuite. Elle est repartie un temps en Afrique.


16h20 : La maman d'Arnaud Gijbels arrive à la barre

Elle vient parler de la personnalité de son fils. Elle s'exprime d'une voix douce. La salle est silencieuse dès qu'elle prononce ses premiers mots.

La maman raconte ses enfants, son arrivée en France, le Français qu'elle a appris à parler. Arnaud est son petit dernier. Il est né à Besançon. Quand le papa d'Arnaud est parti, elle s'est retrouvée sans argent.

« Arnaud n'allait pas bien, depuis le départ de son père, il se mettait des fois sur la fenêtre pour appeler son papa. »


Dans son box, Arnaud Gijbels sanglote et cache ses larmes en écoutant sa maman.

15h40 : Un jeune prostitué à la barre

Ce nouveau témoin dit avoir rencontré un jour Marouane Chkarmi à la gare de Besançon. Celui-ci lui a demandé s'il voulait se faire de l'argent en ayant des relations sexuelles avec « des gens ». Chkarmi lui a présenté Pascal Legal.

Marouane Chkarmi dément cette version. Pour lui, le jeune était déjà un habitué du Café du Théâtre. Le jeune à la barre fait signe que ce n'est pas vrai. S'il ment, résume le proxénète présumé, c'est parce qu'il ne veut pas parler que soit dévoilé au grand jour son homosexualité et des faits de prostitution.
 

© France 3 Franche-Comté : Sophie Courageot
© France 3 Franche-Comté : Sophie Courageot


15h05 : Arnaud, mon fidèle ami 

Le premier témoin de l'après-midi est un ami d'Arnaud Gijbels. Il était convoqué hier. Il ne s'est pas présenté. Il a été amené aujourd'hui par les forces de l'ordre, sur requête de la cour. 

Le jeune homme est ému :

« Arnaud Gijbels est quelqu'un d'exceptionnel. Et ça me fait mal de le voir dans cet état. Je le connais depuis l'âge de 16 ans. »


Le 13 novembre 2011 en début de soirée, le jeune homme a vu arriver Arnaud Gijbels chez lui avec une valise. Il l'hébergeait alors. Gijbels lui a dit qu'il avait cambriolé un appartement. Dans la valise, un ordinateur, des chemises appartenant à Pascal Legal.

Dans ses première déclarations aux enquêteurs, le jeune protège son copain « Y a pas plus fidèle comme ami » dit-il encore aujourd'hui à la barre.

Plus tard, il avouera aux enquêteurs que c'est lui qui a détruit puis jeté le téléphone portable de la victime dans une benne à verre.

13h20 : Audience suspendue

Plusieurs témoins sont attendus dont des membres de la famille d'Arnaud Gijbels.

12h55 : Les contradictions d'Arnaud Gijbels

L'avocat général : « Pourquoi le jour de la reconstitution vous mettez tant de temps à répondre aux questions ? »
Arnaud Gijbels : « Je pense pas avoir mis du temps, j'ai répondu sérieusement aux questions... on est dans une affaire grave. J'ai conscience de la gravité des actes que j'ai commis. … on peut confondre des choses... je suis un humain . Y a des choses qui sont contradictoires, peut être oui... Je suis pas parfait»

12h35 : L'hypothèse du psychiatre

Le médecin Christian Claden pense qu'Arnaud Gijbels aurait pu accepter durant l'été 2011 un acte sexuel de la part de Pascal Legal . Et qu'il serait venu le soir du meurtre pour monnayer celui-ci. Et se faire d'une certaine façon « indemniser ».
«Je n'ai rien à dire » répond Arnaud Gibjels dans son box.

Le médecin n'a pas relevé de traces de traumatisme chez l'accusé liées à un possible viol. En général dit-il, une victime évite de retourner chez son agresseur. La thèse d'un viol s'il n'a pas existé peut avoir été exploitée par Arnaud Gijbels. Pour justifier son crime résume le médecin.

Les frères de Pascal Legal, la victime / © France 3 Franche-Comté : Sophie Courageot
Les frères de Pascal Legal, la victime / © France 3 Franche-Comté : Sophie Courageot

12h20 : Crime crapuleux ou règlement de compte ?

Le docteur Claden était présent le jour de la reconstitution des faits. Il a noté les réponses à géométrie variable ce jour-là de l'accusé. Et ses nombreuses contradictions.

Pour le médecin, le mobile du crime peut être crapuleux, vu le calme apparent d'Arnaud Gijbels pendant le début de soirée chez Pascal Legal, et après sa mort. Mais cette hypothèse bute pour le psychiatre sur la rage narcissique et le nombre de coups portés.

Le crime peut aussi être motivé par le règlement de compte. Le médecin souligne une possible hystérie masculine au moment des faits.


12h00 : Ni malade mental, ni psychopathe

A la barre Christian Claden, psychiatre. Selon le médecin, Arnaud Gijbels souffre de son histoire mouvementée avec son père. Il explique que le jeune réprouve l'activité d'escort-girl exercée durant son adolescence par sa mère dans des cafés.
L'homosexualité entre l'accusé et Pascal Legal est une homosexualité de circonstances, dit le médecin.
Christian Claden pense que l'accusé a ruminé, avant de penser à un plan d'action, qu'il prémédite.

« Il voulait éliminer un délire chronique... » dit le médecin. Il conclut : Arnaud Gijbels n'est pas malade mental, ni psychopathe.

Le médecin n'a pas senti une grande culpabilité de l'accusé quant à la mort de Pascal Legal. Il dit que l'accusé se projette déjà un avenir dans la mode à New-York où sa sœur l'attendrait.

11h20 : Le portrait psychologique de Marouane Chkarmi

Marie-Thérèse Atzori-Bonnaffoux a rencontré l'accusé pour proxénétisme il y a trois semaines seulement.
Marouane Chkarmi s'est dit contrarié de comparaître en cour d'assises, et victime d'un complot.
La psychologue décèle chez lui des signes de persécution, anxiété, peur. « Il est égocentré, méfiant, et en permanence sur le mode défensif » dit l'experte.

Les premiers actes homosexuels de Marouane Ckarmi remontent à l'enfance. Il avait 8 ans. Ses parents se disputaient violemment dans leur couple.

« Chkarmi a repéré la proie facile » en Arnaud Gijbels dit la psychologue. Selon elle, Gibjels a été séduit car il a besoin des autres pour exister. « J'ai senti Chkarmi, meurtri, affecté par les accusations qui pèsent sur lui » dit la pyschologue à l'avocat de Marouane Chkarmi.

Me Scherdorffer : « Que vous inspire le fait d'avoir présenté à Pascal Legal, la personne qui l'a tué?
Marouane Ckarmi : « ça m'inspire un grand regret, je me sens concerné... je retrouve plus mes mots.. »

© France 3 Franche-Comté : Sophie Courageot
© France 3 Franche-Comté : Sophie Courageot

11h10 : L'audience reprendra dans quelques minutes


10h50 : Le jour de la reconstitution des faits

La psychologue était présente le 16 janvier 2013. Pendant cinq heures, Arnaud Gijbels a montré selon elle une indifférence affective, une attitude froide et égocentrique. « Je le trouvais absent de toute émotion » dit-elle.

10h30 : « Je ne verse pas de larmes »

Interrogé sur le fait qu'il n'a pas montré de signes de traumatisme face à un éventuel viol par Pascal Legal, Arnaud Gijbels réagit vivement.

« Je ne montre pas, je ne verse pas de larmes... ça a été mon éducation.. ne montre pas tes faiblesses parce que dehors c'est la jungle ! »


L'avocat général «  Mr Gijbels, quand est-ce que vous ferez moins peur pour l'avenir ? »
L'accusé : « Je ne peux pas contrôler mes sentiments »


10h25 : « Un jeune en danger »

« Comment peut-on expliquer la rage au moment du meurtre ? » demande l'avocat général.
Pour la psychologue, "il y a sans doute eu un certain nombre de facteurs... au moment où il est passé à l'acte... il se passe quelque chose » dit-elle.
Pour l'experte, sans suivi psychologique, ce jeune est en danger. Arnaud Gijbels, 24 ans n'a été demandeur d'aucun suivi lors sa détention. Il a employé tout à l'heure le terme de « voyance » face aux conclusions de Marie-Thérèse Atzori-Bonnaffoux.

Arnaud Gijbels accusé de l'assassinat de Pascal Legal / © France 3 Franche-Comté : Sophie Courageot
Arnaud Gijbels accusé de l'assassinat de Pascal Legal / © France 3 Franche-Comté : Sophie Courageot


10h00 : Une identité mal assurée et des carences affectives

L'experte psychologue a conclu a une défaillance des repères sociaux. Selon elle, Arnaud Gijbels est quelqu'un de très dépendant, et qui attend passivement la satisfaction. Il peut avoir une certaine agressivité liée à la dépression d'une personne abandonnée. L'accusé a une faible estime de lui.

Quand la psychologue lui parle d'un éventuel viol par Pascal Legal, elle a du mal à lui faire verbaliser les choses. Elle ne le trouve pas très convaincant. Il ne raconte que des faits. Mais n'a pas de réactions physiques, ou psychologiques.

Selon la psychologue, la prostitution d'Arnaud Gijbels trouve son origine dans une détresse liée à son enfance.

«Sa personnalité est insuffisante pour faire face à des complications de la vie. » dit conclut l'experte.

9h38 : Portrait d'une enfance difficile

La psychologue  Marie-Thérèse Atzori-Bonnaffoux a rencontré Arnaud Gijbels quatre mois après les faits à la prison de Dijon. Elle dresse le portrait d'un jeune homme qui parle facilement. Il est calme, monocorde sans émotion. "Rien n'émerge de lui" dit-elle. 
Arnaud Gijbels est fils unique. Il a deux demi-soeurs. Ses parents se sont séparés lorsqu'il avait deux ans.

Selon l'accusé, sa mère a tout fait ensuite pour l'éloigner de son père. Dès l'âge de 10 ans, il ne le revoit plus.

Arnaud Gijbels a 13 ans lorsqu'il commet ses premiers actes de délinquance.  Alors qu'il est au collège, sa maman exerce une activité d'escort-girl.

A 17 ans, sa maman confrontée à des problèmes d'argent le renvoie vivre chez son père. Un père qui lui montre une nouvelle image, celle d'un homme alcoolique. Il vit alors avec un demi-frère.

Arnaud Gijbels a son brevet des collèges, mais il ne passe pas son bac professionnel. Il se retrouve sans emploi à Planoise. Il fait des petits boulots.

L'accusé se dit hétérosexuel selon la psychologue. Il a consommé du cannabis dès la classe de 6ème. Et consommé de façon occasionnelle de l'alcool.

Pour avoir de l'argent, Arnaud Gijbels a confié à la psychologue avoir eu des relations sexuelles avec Pascal Legal. Mais « il fermait  les yeux ». « Il aimait les femmes » dit-elle.


« Je voulais lui faire payer, me venger » a-t-il dit à l'experte. « Il n'a jamais confié a quiconque avoir été abusé sexuellement par la victime » précise t-elle.

Les parents de Pascal Legal présents à l'audience depuis le début du procès / © France 3 Franche-Comté : Sophie Courageot
Les parents de Pascal Legal présents à l'audience depuis le début du procès / © France 3 Franche-Comté : Sophie Courageot


9h20 : L'audience va reprendre dans quelques minutes

Quand un problème de micros dans la salle sera réglé, l'experte psychologue livrera ses conclusions. 

Pour revoir le fil des débats hier 

 

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