Des salariés des entreprises historiques de l'énergie manifestent devant la permanence du député Eric Alauzet à Besançon

L'intersyndicale des entreprises publiques de l'énergie à la permanence d'Eric Alauzet.
L'intersyndicale des entreprises publiques de l'énergie à la permanence d'Eric Alauzet.

En Franche-Comté comme en France, des salariés d'ERDF,GRDF, EDF et Engie se sont rassemblés devant les délégations de parlementaires, à l'appel d'une inter-syndicale, pour "demander à l'Etat d'ouvrir un réel débat sur la politique énergétique dans le prolongement des engagements de la COP 21".  

Par AFP

A Besançon, une délégation a été reçue par le député EELV Eric Alauzet qui a assuré les manifestants de son intérêt pour ce dossier. Une rencontre de travail devrait avoir lieu prochainement pour évoquer les conséquences de la déréglementation du secteur de l'énergie. 
Manifestation des salariés de l'énergie du secteur publique à Besançon
Avec Jean-Christophe Jacottot Intersyndicale et Eric Alauzet Deputé EELV du Doubs. Reportage S.Poirier, JM Baverel et E.Debief

Ce même jour, les élus du comité central d'entreprise (CCE) d'EDF SA se sont opposés "fermement" jeudi au projet de fermeture anticipée de centrales thermiques à Porcheville (Yvelines) et Cordemais (Loire-Atlantique) qui revient "à prendre de grands risques sur la sécurité d'approvisionnement du réseau électrique".
Ce projet, présenté ce jeudi au CCE, prévoit la fermeture en 2017 de deux premières tranches de la centrale au fuel de Porcheville, puis en 2018 des deux autres tranches de la même centrale, ainsi que de deux tranches à Cordemais, soit au total sur les deux années l'équivalent de 3.800 MW de production, précise le CCE dans un communiqué.
Les syndicats CGT, CFE-CGC, CFDT et FO d'EDF ont appelé les salariés à se mobiliser "massivement" à cette occasion pour la "pérennité"
de l'entreprise, "du service public et des emplois". Cet appel à manifester sur les sites de production se traduisait jeudi matin par une baisse de charge cumulée de 9.000 MW, a indiqué à l'AFP Marie-Claire Cailletaud, de la fédération CGT Mines Energie, première organisation syndicale du secteur.
Parallèlement, des salariés des centrales thermiques menacées étaient rassemblés à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), où siège le CCE d'EDF.

Ces fermetures reviennent à "spolier le service public et à prendre de grands risques sur la sécurité d'approvisionnement du réseau électrique", soulignent les élus du CCE qui estiment que les "seuls arguments" motivant ces annonces sont "d'ordre financier".
Les élus "ne peuvent pas convenir d'un avenir où la seule réponse aux demandes de dépassement de consommation serait des coupures d'électricité massives pour préserver l'équilibre du réseau", poursuivent-ils.
Les centrales de Porcheville (210 salariés) et Cordemais (140 salariés), qui sont utilisées en cas de pic de consommation, par exemple par grand froid, ont été "modernisées" ces dernières années pour être conformes aux normes environnementales, avait expliqué mardi un représentant CGT.
Selon la CFE-CGC Energie, avec ce projet de fermeture, EDF "condamne une filière industrielle et supprime au moins 350 emplois directs et
des centaines d'emplois indirects".
Une source proche de l'entreprise avait indiqué qu'en cas de fermeture, il n'y aurait "pas de licenciement".
"Après les annonces de plus de 4.000 suppressions d'emplois, les projets de privatisation des centrales hydrauliques, le plafonnement idéologique de la production nucléaire, la déréglementation des tarifs régulés, il s'agit d'un nouveau coup terrible porté
à l'industrie de notre pays", ajoute le CCE d'EDF.

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