GRAPHIQUES. La Bourgogne-Franche-Comté, quatrième région la moins exposée à la pauvreté

L'institut national de la statistique et des études économiques a publié une enquête sur la pauvreté en France le vendredi 20 octobre. Si la Bourgogne-Franche-Comté est bien placée au niveau national, on constate d'importantes disparités entre les départements.

Selon l'INSEE, 342 300 personnes vivaient sous le seuil de pauvreté monétaire en 2020 en Bourgogne-Franche-Comté. Il équivaut à 1 120 euros pour une personne vivant seule. La Bourgogne-Franche-Comté est la quatrième région métropolitaine la moins exposée à la pauvreté, selon le taux de pauvreté monétaire.

Répartition de la population bourguignonne et franc-comtoise selon le niveau de vie :

  • 7,3% de la population vit au-delà de 180% du niveau de vie médian, contre 9,7% en France.
  • 23% vivent entre 120 et 180% du niveau de vie médian, contre 23,6% en France.
  • 29,3% vivent entre 90 et 120% du niveau de vie médian, contre 26,5% en France.
  • 27,6% vivent entre 60% et 90% du niveau de vie médian, contre 25,8% en France.
  • 12,8% vivent en dessous de 60% du niveau de vie médian, contre 14,4% en France.

En 2019, le niveau de vie médian correspondait à 22 040 euros annuels en France métropolitaine, soit 1 837 euros par mois pour une personne seule et 3 857 euros par mois pour un couple avec deux enfants de moins de 14 ans selon l'INSEE.

Le Jura et la Côte-d'Or au top, La Nièvre et le Territoire de Belfort en souffrance

Si on se penche sur les départements, le taux de pauvreté diffère. La Nièvre (15,5%) et le Territoire de Belfort (14,8%) dépassent la moyenne métropolitaine (14,4%). Pour la Nièvre, la population est âgée, et la part des revenus est issue des retraites. Le Territoire de Belfort est victime de "difficultés économiques et un taux de chômage plus élevé qu’en moyenne régionale, qui participent à la faiblesse des revenus.” C'est également le cas de l'Yonne (14,3%).

La Saône-et-Loire se situe entre 12,2% et 14,2%. La Côte-d’Or et le Jura figurent parmi les vingt départements de France métropolitaine où le taux de pauvreté est le plus faible. “L’attractivité plus forte de ces départements, en lien avec le dynamisme de l’agglomération dijonnaise pour l’un et le dynamisme économique pour l’autre participent à cette moindre part de personnes pauvres parmi la population”, justifie l’INSEE.

Les jeunes et les familles monoparentales davantage touchés par la pauvreté

En Bourgogne-Franche-Comté comme en France, le taux de pauvreté décroît avec l’âge. Dans la région, il atteint 20,6% pour la population pour la population des ménages dont le référent à moins de 30 ans, contre 8,8% lorsque le référent a au moins 70 ans.

La Bourgogne-Franche-Comté occupe le sixième rang des régions de France métropolitaine où le taux de pauvreté des familles monoparentales est le plus faible.

Selon l’INSEE, les femmes sont “surreprésentées” parmi les situations de pauvreté, lorsque la personne vit seule. “Les ménages composés de femmes vivant seules ou avec leur(s) enfant(s) représentent une part bien plus importante des ménages pauvres (41,7 % en Bourgogne-Franche-Comté) que les ménages composés d’hommes vivant seuls ou avec leur(s) enfant(s) (27,5 %)."

La campagne moins exposée à la pauvreté

Les habitants des espaces ruraux sont moins exposés à la pauvreté selon l’INSEE. Le taux de pauvreté est plus élevé dans les métropoles, et moins présent dans les espaces ruraux en Bourgogne-Franche-Comté avec un taux de 8,8% contre 13,6% en France.

Dans les campagnes, les communes rurales périurbaines sont moins touchées (8,1%) que les communes plus isolées (12%).