VIDEO. Que nous racontent les monuments aux morts de la grande guerre de 14-18 ?

Le monument aux morts de Morteau, Doubs / © Pascal Sulocha - France 3
Le monument aux morts de Morteau, Doubs / © Pascal Sulocha - France 3

Chaque ville, chaque village a son monument aux morts pour rappeler le souvenir des hommes tombés aux combats. Pourquoi tant de monuments ? À quoi servent-ils ? Ont-ils encore un sens aujourd’hui ? Petite balade en photos dans le Doubs avec Jean-Michel Blanchot, professeur d’histoire.

Par Catherine Eme-Ziri

Le 11 novembre cette année, célèbre le centenaire de l’armistice de la Grande Guerre.
Chaque commune possède son monument aux morts. On passe devant souvent, quelques fois tous les jours ou presque, et on ne le regarde même plus. Et pourtant…

La Grande Guerre a tué 1,4 millions d’hommes en 4 années. Ils s’appelaient Jules, Louis, Georges. Ils étaient paysans, palefreniers, bûcherons ou menuisiers. Ils étaient célibataire, fiancé, père, fils, frère, mari, oncle… Et ils ne sont jamais revenus des tranchées.

Dans les années 20, des monuments pour honorer leur mémoire ont été érigés dans les villages, dans les villes. Les listes des noms des tués paraissent tellement longues. Si longues au regard de la population qui habite toujours, un siècle plus tard, dans ces communes saignées en 4 ans et qui ne se sont jamais relevées.

Voici, en photographies, une présentation de quelques monuments aux morts du Doubs. Ils sont classiques, patriotiques, émouvants, imposants.
Un soldat avec son fusil, un coq au-dessus d’une colonne, une scène de guerre avec une montée au front, les lauriers de la victoire, des médaillons avec les photos des victimes…
Dans le Haut-Doubs, très catholique, davantage de symboles religieux que dans la plaine. Des monuments plus imposants aussi : les communes sont plus riches et certaines n’ont pas hésité à couper des sapins pour le financement. Mais ce sont surtout les habitants qui ont payé les monuments, grâce à des souscriptions qui ont rencontré un profond engouement populaire.
Un siècle après la Grande Guerre, ils nous racontent encore le sacrifice, la douleur, et aussi la République.

Besançon, Pontarlier, Les Hôpitaux-Vieux, Morteau, Bannans, Sainte-Colombe, Nods, Ornans et Jougne : visite en images pour regarder les monuments aux morts, les regarder vraiment.
 
« À eux la gloire, à nous le souvenir... »
reportage de Catherine Eme-Ziri, Pascal Sulocha et Pierre Mayayo.

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