Covid-19 : A Montbéliard, une entreprise va produire 500 tonnes de matériaux filtrants pour masques de protection

Une société, localisée à Montbéliard, a été retenue par l'Etat afin d'inciter plusieurs fabricants de matériaux filtrants pour masques de protection à s’installer à France. Aidée par la Région Bourgogne-franche-Comté, l'entreprise devrait produire 500 tonnes de composants d'ici 2021.

Illustration. Une unité de production de meltblown en Allemagne. Une entreprise de Montbéliard devrait commencer à en produire dans les prochains mois.
Illustration. Une unité de production de meltblown en Allemagne. Une entreprise de Montbéliard devrait commencer à en produire dans les prochains mois. © Ina Fassbender/AFP
La bonne nouvelle est tombée ce lundi 3 août au matin pour l'entreprise METLBLO France. Localisée à Montbéliard, dans le Doubs, la société a été retenue par l'Etat dans le cadre "d’un appel à manifestation d’intérêt initié par la Direction Générale des Entreprises".

L'objectif de l'opération : inciter plusieurs fabricants de "meltblown" (un matériau filtrant pour masques de protection, ndlr) à s'installer en France.
 

Outre la reconnaissance de l'Etat, l'entreprise devrait être aidée par un investissement d'1,1 million d'euros par la Région Bourgogne-Franche-Comté. Un montant fixé sur la base du régime d'aide temporaire relatif aux investissements liés à la lutte contre le coronavirus Covid-19.

Jusqu'à présent le meltblown était importé. "L'implantation d’une unité de production en Bourgogne-Franche-Comté représente donc une formidable opportunité pour notre territoire", explique le communiqué de presse de la Région.
 

Je salue l’initiative et la Région est fière de pouvoir accompagner ce créateur d’entreprise.

Marie-Guite Dufay, président de la région

L'équivalent de 500 millions de masques


Une vingtaine d'emplois devrait être créée sur le site de Technoland II à Brognard, à proximité de Montbéliard.

Avec cette aide, l'entreprise pourrait produire jusqu'à 500 tonnes de meltblown par an, d'ici le printemps 2021. Soit l'équivalent de 500 millions de masques chirurgicaux ou de 200 millions de masques FFP2.

Le montant total de l'investissement atteint 4,5 millions d'euros, termine de préciser le communiqué de presse.

Au cœur de la crise du Covid-19, la Direction générale des entreprises (DGE) avait appelé les industriels français à se mobiliser pour créer de nouvelles lignes de production de ce textile non tissé, ou trouver des solutions alternatives.
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