Les incroyables aveux d'Alain Flaccus, le beau-père qui aurait dopé l'athlète Ophélie Claude-Boxberger

Dans un entretien accordé au journal L'Est Républicain, publié ce jeudi 16 janvier, Alain Flaccus, beau-père et entraîneur de l'athlète Ophélie Claude-Boxberger, explique comment il a injecté des EPO à la fondeuse de Montbéliard.

L'entraîneur d'Ophélie Claude-Boxberger, Alain Flaccus, a accordé un entretien au journal L'Est Républicain.
L'entraîneur d'Ophélie Claude-Boxberger, Alain Flaccus, a accordé un entretien au journal L'Est Républicain. © Jean-Luc GILLME/MaxPPP
"J’ai eu une pulsion. J’ai mis du temps, j’ai cogité", confesse Alain Flaccus sur le moment où il a décidé d'injecter des EPO à sa belle-fille Ophélie Claude-Boxberger, athlète montbéliardaise qu'il entraînait. Dans un entretien accordé au journal L'Est Républicain, publié jeudi 16 janvier, l'entraîneur revient sur sa décision de doper l'athlète à son insu.

Alain Flaccus explique avoir agi lors d'une séance de massage : "Je me suis dit que si je devais faire quelque chose, c’était à ce moment-là. (...) Comme j’avais préparé mes seringues, j’ai pris la première, pincé la peau avec la main gauche et injecté l’EPO en sous-cutanée avec la main droite."

Il explique ensuite que l'athlète n'a pas vu l'action et qu'elle a été surprise par la piqûre, en pensant qu'il l’avait "griffée". Alain Flaccus avoue n'avoir jamais injecté la deuxième seringue. D'après son témoignage, les regrets sont arrivés le lendemain : "Jamais je n’aurais pensé faire ça. Je n’ai rien prémédité. C’est une connerie."

Des investigations toujours en cours

Le lundi 6 janvier dernier, le Conseil d'Etat avait maintenu la suspension provisoire de l'athlète montbéliardaise, contrôlée positive à l'EPO. La spécialiste du 3 000 mètres steeple avait clamé son innocence et a assuré que son beau-père lui aurait inoculé cette piqûre d'EPO à son insu.
 
La Franc-comtoise, multiple championne de France, avait porté plainte pour empoisonnement auprès du tribunal de grande instance de Montbéliard (Doubs) le 17 décembre. Ophélie Claude-Boxberger, qui dénonce une "machination", a révélé le passé douloureux qui la lie à Alain Flaccus, expliquant avoir, des années plus tôt, déposé puis retiré une plainte contre lui pour agression sexuelle.

L'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) continue de mener ses investigations préalables à toute sanction définitive, tout comme le parquet de Paris qui a ouvert une enquête le 14 octobre dernier.
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