Peu de photos de mariage, pas de photos de classes, les photographes professionnels en mode pause forcée

Eux aussi souffrent de la crise sanitaire. Depuis la mi-mars et le confinement, l'activité des photographes tourne au ralenti. Un mode pause qu'il faut gérer. Pascal Cadaut photographe à Seloncourt dans le Doubs ne s'attend pas à un retour à la normale avant la fin de l'année.
Pascal Cadaut, photographe professionnel
Pascal Cadaut, photographe professionnel © Eric Debief : France Télévisions
Pascal Cadaut est l'un de ce photographes professionnels que l’on contacte pour les mariages. Pour figer sur papier glacé le bonheur du jour. Depuis le confinement, les mariages sont à l’arrêt, ils commencent à reprendre au compte goutte ici et là.

Pour ce photographe du Doubs, la crise du coronavirus se traduit déjà par une perte de 30.000 de chiffre d’affaires sur les mariages. Le photographe emploie deux salariés dans sa boutique, il a du mettre l’une d’entre elles en chômage partiel.
 
© Eric Debief : France Télévisions


« On avait une vingtaine de mariages qui ont pu être décalés. Certains couples sont toujours dans le flou du fait qu’on ne peut pas être plus de 10 personnes sur l’espace public, ils ont préféré reporter d’une année…. Pour l’instant, pour nous, c’est compliqué. Pour l’instant on a pu décaler tous ces mariages, mais ce sont des dates qu’on ne pourra pas remplir l’an prochain » explique Pascal Cadaut.
 
© Eric Debief : France Télévisions


Autre coup dur pour les photographes, les traditionnelles photos de classe que beaucoup d’enfants ramènent fin juin avec fierté à la maison. Depuis le mois de mars, cette activité est à l’arrêt. Les écoles ont annulé les rendez-vous. Difficile d’imaginer une photo de classes avec des enfants à un mètre l’un de l’autre et avec un masque !. « Cette activité, c’était un chiffre d’affaires encore plus important que les mariages » précise le photographe du Doubs.
 
© Eric Debief : France Télévisions


L’Etat a pris en charge les salaires de employés en chômage partiel. Pascal Cadaut ne s’attend pas à un retour à la normale avant le mois de décembre. Il devait prendre sa retraite début juin, il va continuer à travailler. Pour l’instant, les clients reviennent à la boutique pour des tirages papiers, mais le photographe n’exerce son talent qu’en extérieur sur des shooting en pleine nature. Une petite fille au milieu des coquelicots. En plein air, les conditions sanitaires permettent au photographe et à son modèle d’être dans des conditions sanitaires adéquates.
 
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