Santé. Plus de 2 600 postes toujours vacants dans les établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux privés de Bourgogne-Franche-Comté

Un manque de personnel qui engendre une dégradation des postes de travail, mais surtout de la qualité de soins pour les patients.

Les établissements de santé peinent à recruter. C’est le constat inquiétant que dresse la délégation régionale de Bourgogne-Franche-Comté de l'Opérateur de compétence du secteur privé de la santé (OPCO Santé), un organisme agréé par l’État qui gère et accompagne la formation dans les établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux privés. Il régit quelque 1 230 structures (EHPAD privés, cliniques, centres hospitaliers spécialisés dans la lutte des maladies mentales, etc.) dans la région, représentant plus de 48 000 salariés.

Selon son baromètre sur l’emploi et la formation dévoilé le 11 avril 2023, près des deux tiers (63 %) des établissements rencontrent des difficultés dans le recrutement de leurs salariés.

Des difficultés de recrutement qui devraient demeurer

Ce sont donc 2 646 postes qui sont à pourvoir immédiatement dans les établissements relevant de la compétence de l’OPCO en Bourgogne-Franche-Comté. Plus de la moitié (1355 postes) concernent des métiers du soin.« Quatre métiers (aide-soignant, éducateur spécialisé, infirmier en soins généraux et accompagnant éducatif et social) concentrent à eux seuls la moitié des postes vacants » détaille le rapport.

« À horizon trois ans, 2 981 postes supplémentaires devraient s’ajouter », dus aux départs à la retraite, complète Rachel Zairi, déléguée territoriale de l’OPCO Santé. Un bilan qu’elle estime « préoccupant et [nécessitant] une réflexion commune ». « Nous ne sommes pas surpris par ces chiffres », ajoute David Guerret, délégué départemental de l’Union syndicale CGT santé et action sociale du Doubs.

Un manque de main d’œuvre aux fâcheuses conséquences

« Ce manque de personnel provoque non seulement une dégradation des postes de travail, mais surtout de la qualité de soins pour les patients » déplore David Guerret. « Il y a la question très importante de la rémunération, mais aussi la perte de sens dans le travail. Depuis deux ans, surtout depuis la période Covid, on remarque de plus en plus de démissions, pas seulement chez les soignants, mais aussi chez le personnel administratif. » constate le délégué départemental de la CGT.

Il y a urgence. On assiste à de plus en plus de violence de la part des usagers vis-à-vis des personnels et une forte augmentation des accidents du travail.

David Guerret, délégué départemental de l’Union syndicale CGT santé et action sociale du Doubs

L’étude de l’observatoire de l’OPCO Santé ne comprend pas les établissements publics de santé, à l'instar du CHU de Besançon, eux aussi touchés par une pénurie de personnel importante.

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