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VIDEO. "Le chien, systématiquement, il faut le mettre en confiance" : des équipes cynophiles de gendarmerie s'entraînent au sauvetage en hélicoptère

Les chiens de la gendarmerie peuvent remplir différents types de missions : mordant, recherche de produits stupéfiants, d’explosifs, d’armes ou encore de personnes disparues. Dans une grande majorité des cas, lorsque les conditions le nécessitent, ces chiens peuvent être déposés sur place par l’hélicoptère.

Au commencement de cette journée de découverte des chiens de la gendarmerie, il y a les présentations. Pour nous accueillir, il y a l’Adjudant-chef Arnaud, conseiller technique cynophile régional, et les équipes du PSIG (peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) de Lons-Le-Saunier (Jura) et de Montbéliard (Doubs). 

Recherche d'une personne disparue 

Chaque service possède son chien et ce tournage avec notre équipe de l’émission "En terre animale" est l’occasion d’un entraînement grandeur nature. Pour l’exercice, un homme, dépressif, est porté disparu. Il a été aperçu pour la dernière fois à proximité d’un bar-restaurant de la petite ville d’Ornans. Une équipe se rend sur place avec le chien berger Malinois Tokyo et Pierre, son maître.  En terrasse, l’individu a oublié un foulard. Ce sera le point de départ de la piste que va suivre l’animal. 

Au milieu des tables occupées par des clients, des autres chiens et des odeurs de nourriture, Tokyo remplit sa mission. Rien ne semble pouvoir le déconcentrer. Très vite, il traverse une place bordée d’arbre et se lance dans les rues de la ville.  La piste mène au bord de la rivière. Le chien entraîne son maître dans l’eau.  Lorsqu’une personne traverse une rivière, la piste s’arrête au bord de l’eau. Le chien va donc traverser et rechercher les odeurs sur la rive d’en face pour savoir de quel côté repartir. 

Que ce soit sur terre ou dans l’eau, le chien ne suit jamais une trace de façon linéaire. Il se déplace toujours en slalomant pour chercher les limites de l’odeur qu’il suit. Cela lui permet de confirmer ce que lui indique son flair et d’anticiper la suite de la piste.

Adjudant-chef Arnaud, conseiller technique cynophile régional  

De l’autre côté de la rivière, la personne recherchée est là, prostrée dans un buisson. L’exercice s’achève. Le maître-chien récompense largement son compagnon à la voix et avec le jeu. Si l’entraînement est primordial, le plaisir du chien est aussi très important. Il doit savoir que s’il travaille bien, il y aura une phase de jeu à l’arrivée, une très bonne source de motivation. 

Complicité, confiance, hélitreuillage 

Il arrive parfois que l’urgence nécessite un déplacement rapide des équipes sur place, ou que le lieu de recherche soit difficilement accessible par voie terrestre. Dans ce cas, le recours à l’hélicoptère est nécessaire. Mais faire monter un chien à bord n’est pas chose naturelle. Tout doit se faire de façon progressive. 

Dans un premier temps, le maître doit proposer au chien de monter dans l’hélicoptère moteur à l’arrêt. Le chien doit comprendre qu’il est en sécurité à l’intérieur. Le même exercice est répété ensuite moteur allumé et pales tournantes, afin de voir si l’animal ne panique pas avec le bruit, les vibrations et la vue de l’hélice en mouvement.  

Puis vient le moment du décollage. À bord, le chien est impérativement muselé, harnaché et sécurisé avec un câble à l’intérieur de l’appareil. Des consignes à respecter à la lettre pour l’équipage, pour éviter qu’un chien en panique ne morde quelqu’un, ou mette aussi sa propre vie en danger. 

En vol, il arrive fréquemment que nous ouvrions la porte de l’hélicoptère. Soit pour manœuvre de sécurité, soit pour préparer l’hélitreuillage de l’équipage avec le chien. Et le câble de sécurisation du chien dans l’appareil permet d’éviter qu’il ne panique et  se jette dans le vide .    

Christophe, mécanicien hélicoptère,  section aérienne de la gendarmerie

La complicité et la confiance du chien pour son maître sont fondamentaux lors de l’hélitreuillage. Avant de sortir de l’hélicoptère en vol, les deux équipiers sont attachés ensemble aux câbles d’hélitreuillage. Lors de la descente, le maître sert son animal dans ses bras, pour le stabiliser et le rassurer aussi. Car le chien n’a pas le choix une fois dans le vide que de patienter et d’attendre de toucher le sol. L’essentiel étant de faire en sorte que la descente s’effectue dans le calme, la confiance et la sérénité.

Reportage complet à découvrir ce dimanche 11 juin dans l’émission " En terre animale " à 10h35 sur France 3 Bourgogne-Franche-Comté avec Franck Menestret et Muffin, sa chienneéquipée d’une caméra embarquée.
Disponible en avant-première dès le samedi 10 juin sur France.tv.

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