Election européennes : Pierre Moscovici ne sera pas tête de liste du PS

Pierre Moscovici / © FLORIAN WIESER - maxPPP
Pierre Moscovici / © FLORIAN WIESER - maxPPP

L'ancien élu socialiste du Pays de Montbéliard renonce à une candidature. Les élections européennes auront lieu en mai 2019.

Par AFP

Le commissaire européen socialiste Pierre Moscovici ne sera pas candidat aux européennes, considérant que "les conditions ne sont pas réunies", a-t-il annoncé au Monde jeudi, en chargeant le PS qui "n'a pas pris la mesure du défi existentiel auquel fait face l'Europe".

"Après une réflexion sérieuse, j'en suis arrivé à la conclusion que les conditions d'une candidature ne sont pas réunies", déclare M. Moscovici.

 L'ancien ministre de l'Economie et des Finances confie avoir "envisagé" d'être candidat à la candidature pour être le "Spitzenkandidat" du PSE (Parti socialiste européen). Mais cette question était pour lui "liée à la possibilité d'une candidature à la tête du Parti socialiste". 

Or Pierre Moscovici ne se reconnaît pas dans le projet et la stratégie du PS, et n'a pas été soutenu par lui.

"On ne peut pas à la fois regarder du côté d'un Jean-Luc Mélenchon, qui a des accents nationalistes et conteste les traités européens, et vers mes amis socialistes ou progressistes que sont Antonio Costa (Premier ministre portugais), Pedro Sanchez (Premier ministre espagnol) ou Alexis Tsipras (Premier ministre grec). Ce n'est ni la même gauche, ni la même Europe", attaque M. Moscovici.

"Pour moi, le PS n'a pas clarifié sa position: est-il réellement un parti ardemment pro-européen (...) ou un parti euro-hésitant", poursuit-il.

Le commissaire européen aux Affaires économiques reproche aussi aux socialistes de flirter avec le protectionnisme en appelant à ne pas ratifier le traité de commerce euro-canadien CETA, et de "s'isoler, au risque de devenir une force purement contestataire, marginale dans le PSE".

Interrogé sur une éventuelle candidature sur une liste soutenue par Emmanuel Macron, M. Moscovici répond que "la question n'est pas posée". "Je ne suis pas en train de renoncer à mes convictions de gauche ou de me rallier. Je reprends simplement ma liberté de pensée et de parole", assure-t-il, en promettant de participer "au sein du PSE, à tisser une alliance de forces progressistes en 2019, dans laquelle la gauche aura toute sa place".

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