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Fièvre catarrhale : quelles sont les aides promises aux éleveurs ?

Des indemnisations seront mises en place pour compenser les pertes des éleveurs touchés par la fièvre catarrhale ovine (FCO). L’annonce a été faite le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll.

Par B.L. avec AFP



La Bourgogne fait partie des régions particulièrement pénalisées par la fièvre catarrhale ovine. Un premier cas de fièvre catarrhale ovine dans l'Allier a été annoncé le 11 septembre par le ministère de l'Agriculture.

Depuis, d’autres cas ont été découverts, dont deux dans la Nièvre. Dans le reste de la Bourgogne, l’inquiétude grandit chez les éleveurs car les animaux ne peuvent plus être exportés et les cours sont à la baisse.

Le Sommet de l'élevage, organisé à la Grande Halle d'Auvergne de Cournon-d'Auvergne les 7, 8 et 9 octobre, est marqué par l'absence totale de bovins.



Quand les indemnisations seront-elles versées ?

"L'Etat doit apporter l'aide financière nécessaire pour combler les pertes économiques induites (par la FCO) que sont la mortalité, la perte de production et l'immobilisation des animaux", a déclaré le ministre de l'Agriculture devant une assemblée de responsables syndicaux, d'éleveurs et de journalistes, lors du Sommet de l'élevage de Cournon-d'Auvergne, dans le Puy-de-Dôme, mercredi 7 octobre 2015.

Stéphane Le Foll a été apostrophé par plusieurs éleveurs sur la gestion de l'épizootie par le gouvernement. Ces indemnisations, "qui devraient être mises en place rapidement", seront versées notamment via le Fonds de mutualisation sanitaire et environnemental (FMSE), a indiqué le ministre. "Il va y avoir un problème de maintien des animaux dans des élevages, j'en ai parfaitement conscience", a-t-il reconnu dans une ambiance surchauffée.
Mille deux cents bovins étaient attendus au sommet de l'élevage à Cournon d'Auvergne (63). Les stalles prévues resteront vides.
Mille deux cents bovins étaient attendus au sommet de l'élevage à Cournon d'Auvergne (63). Les stalles prévues resteront vides.


Pourquoi les négociations avec les pays importateurs n’ont-elles pas encore abouti ?

Interpellé sur la lenteur des négociations avec les principaux pays importateurs de bovins vifs, Stéphane Le Foll a indiqué qu'un protocole sanitaire avait été signé avec l'Espagne, afin d'exporter plus rapidement les broutards à l'étranger après la deuxième vaccination.

Mais, les négociations sont encore en cours avec l'Italie (le principal marché à l'export de bovins destinés à l'engraissement) et avec la Turquie.
"J'ai en face de moi des administrations, des gouvernements. Si je pouvais décider tout seul, ce serait plus facile, mais non ! Je vais aussi vite que je peux", s'est-il justifié.



Les règles en vigueur sont-elles trop strictes ?

Le ministre a par ailleurs indiqué que l'État prendrait en charge les coûts de réalisation des analyses PCR (technique de biologie moléculaire permettant d'identifier un agent pathogène) pour les veaux de 8 jours destinés à l'exportation.

Enfin, Stéphane Le Foll prévoit d'adresser un courrier au commissaire européen de la Santé pour "obtenir un assouplissement des règles sanitaires", cette maladie ne comportant "aucun risque majeur" en termes de santé humaine, selon lui. "Je suis parfaitement conscient que les règles qui s'appliquent sont trop strictes", a-t-il insisté.

La FCO entraîne notamment des fièvres, des troubles respiratoires, le bleuissement de la langue et un oedème de la face. Cette maladie est strictement animale, elle n'affecte pas l'homme et n'a aucune incidence sur la qualité des denrées (viande, lait, etc.).

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