Moto : cherche mécène pour créer un musée

Publié le Mis à jour le

Depuis 30 ans, Michel Lanquetin conserve dans un hangar discret quelque part en Franche-Comté une incroyable collection de motos des années 20 à 80. Il aimerait désormais la partager avec le grand public et cherche un mécène, une association ou une institution capable d'offrir un écrin à ce trésor. 



Derrière la porte de son hangar, quelque part en Franche-Comté, Michel Lanquetin conserve un trésor amassé patiemment depuis trente ans. Des dizaines et des dizaines de motos, trouvées dans des granges, des brocantes, des petites annonces, chez des particuliers ou chez d'autres d'autres collectionneurs. A force d'en acheter, il en a perdu le compte : "j'en ai  entre 100 et 150", explique-t-il, en oubliant celles stockées dans les greniers, celles mises de côté pour les pièces, et puis les Solex, les mobylettes, les Vespa... "Au début, on prend un peu tout ce qu'on trouve", sourit-il, "sauf les Anglaises, trop chères".


Trois étages de motos et d'objets publicitaires


Pas d'Anglaises, donc, mais des Italiennes, des Tchécoslovaques, des Allemandes, des Japonaises et des Françaises. Des entrées de gammes et des petits trésors, comme cette Suzuki à moteur rotatif construite à moins de cent exemplaires dans les années 70. Ou cette 500 CC Magnat Debon, qu'il a failli ne pas acheter "parce qu'elle n'était pas dans ses moyens", et qu'il est reparti chercher à peine rentré chez lui... A chaque étage de son hangar, serrées les unes contre les autres, toutes ces cylindrées racontent un petit peu de l'histoire mondiale des deux roues. La plus ancienne est une Française, une Motobécane de 1925 qui passerait aujourd'hui pour un vélo électrique. La dernière qu'il a achetée est une BMW LT, 1000 CC 4 cylindres, des années 80. 


Ouvrir un musée de la moto


A force de pousser les murs, Michel Lanquetin n'a aujourd'hui plus une seule place dans les 3 étages de son hangar pour accueillir ne serait-ce qu'une moto. D'autant qu'il y a aussi les bidons d'huile et d'essence d'époque, les objets publicitaires, les vieilles enseignes... Là encore par centaines! De quoi ouvrir un musée clé en main, décoration comprise! Et c'est justement l'objectif de Michel. A 81 ans, il commence à s'inquiéter pour l'avenir de sa collection. Jusqu'à présent, seuls quelques privilégiés ont pu la voir, des membres de clubs de motards ou des passionnés. Il ne leur ouvre ses portes qu'une vingtaine de fois par an. Ce qu'il voudrait désormais, c'est partager sa passion avec le grand public : "il faudrait trouver quelqu'un qui la mette en valeur, une collectivité, une association, un mécène. Si quelqu'un s'y intéresse vraiment, je suis prêt à la laisser une dizaine d'années pour qu'elle soit exposée. Voire plus..."
 
durée de la vidéo: 02 min 44
Moto : incroyable collection cherche mécène