Parcoursup : à quelques jours de la rentrée, des dysfonctionnements persistent

Dans l'enseignement supérieur, la rentrée aussi approche à grand pas. À l'IUT de Belfort-Montbéliard, la rentrée est désorganisée par les dysfonctionnements de Parcoursup. À l'Université de Franche-Comté, la situation semble normale.
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Image d'illustration © Aurélien Morissard/MaxPPP
Tous les ans, environ 1700 élèves se pressent sur les bancs de l'IUT de Belfort-Montbéliard. Cette année, difficile de dire combien ils seront vraiment. "Tant que la rentrée physique n'a pas lieu, je suis incapable de dire combien d'élèves nous allons avoir. La situation est bien plus compliquée et plus floue que d'habitude. Toute notre logistique est en suspense. Le nombre de travaux dirigés, le nombre d'élèves par classe, les emplois du temps devront être ajustés par rapport aux effectifs que nous auront la semaine prochaine", explique Bruno Viezzi, directeur de l'IUT de Belfort-Montbéliard.
 

Des blocages de Parcoursup pointé du doigt


Quand il s'agit de trouver un responsable, les regards se tournent vers Parcoursup, la nouvelle plateforme qui attribue les voeux d'orientation des lycéens. Le nouveau système mis en place cette année connaît des blocages. La plateforme offre des propositions aux élèves. Ils peuvent y répondre de trois façons différentes : par un "oui définitif", un "oui avec autre voeu en attente" ou un refus. C'est le "oui mais" qui pose problème. "Certains élèves ont accepté une proposition chez nous, mais ils peuvent encore partir. Il y a un vrai flou sur 150 à 200 étudiants, ce n'est pas rien dans notre organisation", détaille Bruno Viezzi. Les étudiants ont jusqu'à ce lundi soir pour se décider définitivement. Un délai trop long selon lui et qui l'empêche préparer sereinement la rentrée.  


À l'Université de Franche-Comté, une "situation habituelle"


Côté université, la rentrée semble plus sereine. "La situation est habituelle. Nous avons toujours une petite incertitude sur nos effectifs mais d'ici la mi-septembre, nous serons fixés", affirme Frédéric Muyard, vice président en charge de la formation et de la vie étudiante à l'Université de Franche-Comté. "L'afflux d'étudiants en début d'année scolaire est un phénomène habituel dans les universités. Pour les formations sélectives, comme les IUT, là effectivement l'incertitude est nouvelle", ajoute-t-il. Cette année, l'Université de Franche-Comté devrait accueillir 24 000 étudiants toutes formations confondues.
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