A Gray (Haute-Saône), le compte à rebours est lancé pour la Grayloise, une course solidaire contre le cancer du sein

La huitième édition de la course solidaire haut-saônoise est prévue le 15 mars 2020. Cette année, c'est Emmanuelle Mayeur, une femme ayant subi un cancer des deux seins, qui parraine l'événement.
Chaque année, la course à pied solidaire attire bon nombre de femmes et d'hommes vêtus en rose pour symboliser la lutte contre le cancer du sein.
Chaque année, la course à pied solidaire attire bon nombre de femmes et d'hommes vêtus en rose pour symboliser la lutte contre le cancer du sein. © Compte Facebook de la Grayloise
Il suffit de taper son nom sur les moteurs de recherche pour prendre la mesure de ce qu'a dû traverser Emmanuelle Mayeur. Une photo noir et blanc la montre bras levés, cicatrices apparentes : la quadragénaire a subi une ablation des seins, après un double cancer diagnostiqué à 36 ans. Et pourtant, elle sourit.

Toujours sous traitement, cette employée d'une cafétéria dans les environs de Chartres participera pour la première fois à la Grayloise, une course solidaire contre le cancer du sein. C'est même elle qui parrainera la huitième édition, prévue le 15 mars 2020 à Gray, en Haute-Saône. 

« Être marraine représente énormément pour moi, nous confie-t-elle par téléphone. Quand on sait qu'une femme sur huit est atteinte d'un cancer du sein, il faut communiquer sans relâche. »

Sportive à toute épreuve, habituée des courses longue distance (elle participera cette année au trail des forts de Besançon, comme l'an dernier), Emmanuelle Mayeur se bat comme elle peut pour faire avancer sa cause : « Il y a des jours où j'arrive à faire quarante, cinquante, soixante kilomètres. D'autres où c'est plus difficile », reconnaît-elle. 
 

L'importance de la prévention


Le cancer du sein reste la première cause de mortalité par cancer chez la femme. Et Emmanuelle Mayeur tient à le rappeler : le crabe ne pince pas que les femmes de plus de cinquante ans. Elle en est l'exemple même. 

« Il faut se faire dépister, même très jeune, et pratiquer l'auto-palpation », martèle l'ultra-traileuse. Qui précise que les hommes peuvent eux aussi être concernés : son père est décédé d'un double cancer du sein. Il avait 35 ans.
 

Une marée rose


Pour toutes ces raisons donc, Emmanuelle Mayeur courra vêtue de rose, parmi les milliers de participants attendus cette année encore à la Grayloise. Le défi ? Une course de cinq kilomètres non chronométrée, dont les bénéfices sont reversés à la ligue contre le cancer. 

Le départ sera donné à 10 heures de la halle Sausay. Inscriptions possibles au 06.89.10.10.63. Plein tarif : 5 €.
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
sport santé société