Grève au centre hospitalier de Novillars : la psychiatrie en danger

Grève au Centre hospitalier de Novillars
Grève au Centre hospitalier de Novillars

La sonnette d'alarme est une nouvelle fois tirée par le personnel du centre hospitalier de Novillars. Un préavis de grève a été déposé ce matin. Médecins et soignants dénoncent un manque de moyen criant pour prendre en charge les patients. "Une austérité imposée par l'ARS" selon les grévistes.

Par Isabelle Brunnarius

Novillars : mobilisation à l'hôpital psychiatrique
Avec Edgar Tissot Président de la commission médicale d'établissement - centre hospitalier de Novillars Michel Lassus Délégué de l'Union de familles de malades mentaux Reportage Arnaud Richard, Jean-Stéphane Maurice.


Cette mobilisation est soutenue par les familles de patients. Selon Edgar Tissot, médecin et président de la communauté médicale
d'établissement, il est très difficile de pouvoir être hospitalisé à Novillars, "Les taux d'occupation de la majorité des unités d'hospitalisation est supérieur à 90% et le délai d'attente pour avoir une consultation avec un psychiatre, un pédo-psychiatre ou un psychologue peut atteindre neuf mois. C'est une iniquité d'accès aux soins" conclut le médecin. 

Dans une lettre ouverte au directeur général de l'Agence Régionale de Santé de Bourgogne Franche-Comté, la communauté médicale et les personnels du Centre Hospitalier de Novillars, ainsi que la délégation UNAFAM du Doubs, interpellent le directeur à propos de "l'évolution alarmante de l'offre de soin en Santé Mentale sur notre territoire en regard de la politique national d'austérité imposée aux établissements hospitaliers". 
Grève du 2 mars et conférence de presse au centre hospitalier de Novillars / © JS Maurice
Grève du 2 mars et conférence de presse au centre hospitalier de Novillars / © JS Maurice


Le personnel de l'hôpital rappelle que leur établissement a été "reconnu par l’ARS, comme sous-doté, en regard de son activité et de la population desservie. Les moyens attribués ne permettent plus de répondre aux besoins de la population : les listes d'attentes s'allongent pour être accueilli dans les centres médico-psychologiques ou les centres de guidances, pour être hospitalisé au centre hospitalier dans des unités d’hospitalisations qui manquent de places."

Autre préoccupation du personnel, les "conditions d'accueil et d'hospitalisation indignes et non sécurisées dans les bâtiments les anciens et amiantés du parc immobilier."




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