"C'est la deuxième fois que notre mariage est reporté, c'est usant" : témoignages après les annonces de Jean Castex

Le Premier ministre, Jean Castex, a annoncé ce jeudi 15 octobre, lors d'une conférence de presse, que les fêtes privées, mariages compris, organisées dans des établissements recevant du public sont désormais interdites sur l'ensemble du territoire. Réactions.

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Image d'illustration. © Pixabay
Le sort s'acharne pour Mélany Mendes et son compagnon. "Nous avions prévu de nous marier le 16 mai. Avec le confinement, on a dû annuler. Le mariage avait été reporté au 14 novembre. Encore une fois, ça tombe à l'eau. C'est usant. Là, c'est une grosse déception", réagit la jeune femme, à chaud. Le Premier ministre, Jean Castex, a annoncé ce jeudi 15 octobre une série de mesures destinées à limiter la circulation de la Covid-19 en France : "Toutes les fêtes privées, comme les mariages ou les soirées étudiantes, qui se tiennent dans des salles des fêtes, dans des salles polyvalentes ou tout autre établissement recevant du public seront interdites."
   

Un coût financier

"La première fois, nos prestataires avaient accepté de tout reporter sans frais. Mais qu'en sera-t-il cette fois ? Pour eux aussi, c'est compliqué", s'inquiète la jeune femme qui habite à Etobon en Haute-Saône. Cette deuxième annulation, c'est aussi des frais personnels supplémentaires : "Nous avons des proches qui viennent de l'étranger, ils avaient déjà pris leurs billets. Et puis, il faut refaire les faire-part, les dragées... Enfin tout ce qui est gravé et ça a un coût. Multiplié par 2, pour nous." Mélany tente, tant bien que mal, de positiver : "Je devais aller faire graver les alliances la semaine prochaine. Heureusement, c'est déjà ça en moins."

Les organisateurs sous le choc

Du côté des prestataires, le téléphone n'arrête pas de sonner et les mails d'arriver. "On se fait insulter. On en prend plein la figure alors qu'on y est pour rien", raconte un organisateur de mariages. Après l'annonce de Jean Castex, ce gérant a dû annuler les réceptions prévues, dont une ce vendredi 16 octobre. "On était en lien avec les politiques. On a essayé d’obtenir des dérogations car on avait encore pas mal de sollicitations pour la fin de l'année. Hier soir, après l'interview du Président, on avait un peu d’espoir. Là, c'est la douche froide." Cette année, son entreprise a pu organiser 3 mariages sur les 22 prévus. "Ce qui m’inquiète, c’est l’année prochaine. L'agenda est déjà plein. On a 32 mariages, c'est du jamais-vu. Mais est-ce qu'on va pouvoir les faire ?", s'interroge-t-il.
 
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