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Cette vieille dame qu'est l'entreprise Peureux de Fougerolles

© Philippe Arbez
© Philippe Arbez

Les distilleries Peureux ont vu le jour il y a maintenant 150 ans. Créées par Auguste Perreux en 1864 à Fougerolles, cette dernière est ainsi devenu la capitale de la cerise et du kirsch. Claude Perreux, petit-fils d’Auguste et Bernard Baud ont mis au point la recette des Griottines en 1880.

Par Fabienne Le Moing

Les grandes distilleries Peureux célèbrent aujourd'hui leur 150e anniversaire. L'occasion de revenir sur une succes-story initiée en 1864 par Auguste Peureux.

Les 150 ans des distilleries Peureux à Fougerolles
Avec Bernard Baud : président des grandes distilleries Peureux, Alexandar Antonic : producteur de griottes, Mireille Peureux : responsable de la distillerie Peureux en Australie et Pierre Baud : ancien président et associé de Claude Peureux. Reportage de Maxime Villirillo et Philippe Arbez.


Vous l'aurez compris les Griottines sont un des produits fards de la région et pourtant elles ne sont pas tout à fait franc-comtoises. 

Les Oblachinska, ces griottes aux saveurs et à la tenue si particulières, les seules dignes de devenir Griottines, ne poussent que dans les Balkans. En trois semaines plus de 500 millions de ces petites billes rondes et rouges rubis sont cueillies. Les griottes sont tout d’abord acheminées jusqu’au centre de collecte, situé le plus près possible du lieu de la récolte, pour y être lavées et triées une première fois. Les fruits sont ensuite calibrés pour ne retenir que ceux dont la taille se situe entre 14 et 20 mm de diamètre. Sur place, les griottes sont alors plongées dans des fûts de liqueurs venus de Fougerolles, pour une première macération. Les fûts en macération sont expédiés à Fougerolles. Au cours du transport et de la phase de repos qui suit leur arrivée, les griottes échangent lentement avec la liqueur du fût, par un phénomène d’osmose naturelle. Les griottes dénoyautées sont ensuite plongées dans différentes liqueurs pour des macérations successives. C’est le maître liquoriste qui détermine la composition et le nombre de ces macérations ainsi que le temps pour chacune d’entre elles, en fonction d’un savoir-faire et de secrets hérités de la tradition. À chaque étape, le fruit se gorge de parfums nouveaux. La dernière macération apporte la touche finale de Kirsch qui baptise définitivement Griottines. Les fruits et leurs liqueurs, qui titrent alors 15°, sont prêts pour le conditionnement.10

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