Haute-Saône : à la SPA de Gray, les bénévoles attendent la visite d'Emmanuel Macron

Le président Emmanuel Macron a prévu de se rendre dans un refuge de la SPA de Gray, en Haute-Saône, à l'occasion de la journée mondiale des animaux. Les bénévoles du site attendent sa visite avec impatience.

À l'occasion de la Journée mondiale des animaux, Emmanuel Macron se rend lundi dans un refuge de la SPA pour chiens et chats à Gray, en Haute-Saône.

Le chef de l'Etat veut montrer à cette occasion, explique l'Elysée, "l'action menée en faveur des animaux de compagnie, en particulier le plan inédit de lutte contre l'abandon lancé en décembre 2020" ainsi que les 20 millions d'euros de subventions prévues par le plan d'investissement France Relance. Le refuge de Saint-Adrien qu'il visitera a d'ailleurs bénéficié d'une subvention.

Plus précisément, il s'agit de 23 000 euros d'aides. Une somme qui permettra à de rénover des bâtiments des années 1970 et sécuriser leur ressource en eau avec un projet forage. La petite équipe voudrait également agrandir ses capacités d'accueil d'une dizaine de places : actuellement, le site peut accueillir 50 chiens et 40 chats.

"J'aimerais qu'il se rende compte de la misère animale"

L'annonce d'une aide financière de l'Etat a réjoui les bonnes âmes du centre. Tous les ans, ils doivent composer avec un budget serré.

Les dépenses annuelles sont nombreuses. Près de 30 000 euros sont dédiés aux frais de vétérinaires pour soigner des animaux parfois blessés par leurs anciens maîtres. À cela, il faut ajouter 10 000 euros de nourriture. Fort heureusement, les dons d'associations sont là et une grande surface de Gray livre bénévolement des invendus chaque jour.

Mais la visite du président sera surtout l'occasion, pour les membres de la SPA de le sensibiliser à leur cause : "Ce que j'aimerais, c'est qu'il se rende compte de la misère animale, qu'il se rende compte que les tribunaux ou les maires des communes se désintéressent de ce sujet", explique Yvette Charles, trésorière et bénévole au centre.

L'année dernière, on a reçu une Saint-Bernard qui pesait 28 kilos. Elle aurait dû peser entre 50 et 60 kilos. On a décidé de porter plainte, le dossier est passé au tribunal le 3 septembre dernier. La personne responsable a été condamnée à rembourser les frais du tribunal et à laisser sa chienne au refuge. C'est tout. Aucune interdiction de reprendre un animal. Rien.

Yvette Charles, trésorière du refuge Saint-Adrien à Gray.

La cause animale, devenu un des enjeux de la prochaine campagne présidentielle, doit notamment sa visibilité croissante depuis cinq ans aux actions militantes d'associations, comme L214 et ses vidéos choc dans des abattoirs.

Malgré une plus grande médiatisation de la maltraitance animale, les abandons continuent d'aller bon train. Selon la SPA, les abandons ont augmenté de 7 % cette année.

 

 

 

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