Opération d'abandon des armes : "Elles appartenaient à mes grands-parents", en Haute-Saône, les particuliers rendent pistolets et fusils ou munitions

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Écrit par Johanna Albrecht .

Des milliers d'armes ont été déposées dans des commissariats et gendarmeries en France, en cette dernière semaine de novembre. L'Etat organise une opération nationale pour abandonner les fusils et munitions non-déclarés des particuliers. En Haute-Saône, des dizaines de particuliers ont profité de l'occasion.

"Ce sont des armes qui appartenaient à mes grands-parents". Dans la salle d'attente de la gendarmerie de Lure, un Haut-Saônois retraité, qui préfère rester anonyme, ne cache pas son soulagement. Ce mardi 29 novembre, il va enfin pouvoir se débarrasser des fusils de chasse dont il a hérité. "J'avais été une fois à la gendarmerie, il y a longtemps, mais il y avait tellement de papiers que je n'avais pas su faire….". Jusqu'au vendredi 2 décembre inclus, l'Etat organise une grande opération nationale d'abandon des armes. Et cette fois-ci, pas besoin de remplir de la paperasse.

Ce sont les policiers et gendarmes engagés sur l'opération qui s'occupent des papiers. À la gendarmerie de Lure, la préfecture a détaché pour l'occasion une agente, qui rentre les informations nécessaire dans le logiciel dédié de l'Etat. Les Haut-Saônois venus déposer des armes sont accueillis par un gendarme et cette agente.

"2 millions d'armes sont détenues illégalement"



"J'ai trouvé ces armes en faisant du débarras chez mes grands-parents" explique une Haut-Saônoise qui a voulu profiter de l'opération. "Moi, les armes, ça me fait plutôt peur qu'autre chose, je suis bien contente de pouvoir venir" a-t-elle confié à notre équipe, Frédéric Buridant et Antoine Laroche. "Qu'est-ce que c'est comme type d'arme ?"lui demande le gendarme chargé de l'enregistrement. "Je suppose que c'est une carabine, mais comme je n'y connais rien….". Après étude de l'objet, il s'agit d'une "carabine de jardin", une arme de petit calibre.

Ceux qui choisissent de profiter de cette opération peuvent au choix abandonner l'arme, qui sera détruite, ou la déclarer. Des agents les accompagnent dans ces démarches administratives. "On estime qu'au niveau national qu'environ 2 millions d'armes sont détenues illégalement" contextualise Aurélie Contrecivile, directrice des services du cabinet de la Préfecture de Haute-Saône. "Cette opération, elle permet de déposer dans un lieu sécurité, en commissariat ou en brigade de gendarmerie une arme, mais cette procédure va aussi rester disponible par la suite".

Des numéros de téléphones sont également mis à disposition, pour permettre aux personnes ayant des difficultés à se déplacer, de prendre rendez-vous pour que les forces de l'ordre viennent prélever les armes chez eux. En Haute-Saône, il s'agit du 06.76.90.91.82. Le commissariat de Vesoul et la gendarmerie de Lure participent à l'opération jusqu'au vendredi 2 décembre. Ensuite, il sera possible de déposer son arme en prenant rendez-vous.

Où déposer, déclarer une arme en Franche-Comté ?

Dans le Jura, toutes les brigades de gendarmerie participent à l'opération, et les numéros de téléphone pour les personnes qui ne peuvent pas se déplacer sont le 03.84.86.85.28 ou le 03.84.86.84.30. 

Dans le Doubs, les brigades d'École Valentin, Bavans et Pontarlier participent, et l'on peut appeler le 03.81.25.10.94 pour demander le prélèvement des armes, ou si l'on a un doute sur la nature de l'arme ou munition concernée. 

Enfin, dans le Territoire de Belfort, la gendarmerie de Belfort recueille les armes, et l'on peut contacter le 03.84.57.15.19.

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