Thibaut Pinot : “Je ne suis pas dans la condition que je pensais avoir”

Thibaut Pinot en octobre 2019, à l'occasion de la présentation du parcours de la 107e édition de la Grande boucle / © Alexandre Marchi / MaxPPP
Thibaut Pinot en octobre 2019, à l'occasion de la présentation du parcours de la 107e édition de la Grande boucle / © Alexandre Marchi / MaxPPP

Le natif de Mélisey (Haute-Saône) s'est exprimé à la veille du départ de la Paris-Nice 2020. Une course "dure", selon Thibaut Pinot, qui ne se dit pas au meilleur de sa forme.

Par BG avec AFP

Thibaut Pinot (Groupama-FDJ), dans l'expectative sur sa propre condition, désigne le Colombien Nairo Quintana pour favori de Paris-Nice, à 24 heures du départ dans les Yvelines.

"De ce que j'ai vu en février, Quintana me paraît vraiment au-dessus du lot", estime le Franc-Comtois au cours d'un point-presse tenu par visioconférence en raison des consignes drastiques pour éviter les contacts à cause du coronavirus. "S'il passe les premières étapes sans souci, il est le grand favori. Et de loin."
 

"Je ne sais pas trop où j'en suis"


"Je ne sais pas trop où j'en suis, ajoute-t-il. Je ne vais pas le cacher, je ne suis pas dans la condition que je pensais avoir. Dans ma dernière course, qui était le Haut Var, je n'étais pas exceptionnel au Mont Faron. J'étais déçu".
 

"Cela va être un Paris-Nice dur", a estimé le natif de Mélisey (Haute-Saône) de 29 ans, qui participera pour la première fois de sa carrière à la "course au soleil". "C'est bien pour juillet [le Tour de France]. Il faut que je coure, que je prenne le rythme de la compétition qui me manque. Sur le papier, je suis un des favoris, mais on verra dimanche à Nice. L'objectif, c'est de repartir de Nice avec le sourireJe dois surtout me rassurer dans le dernier week-end (les étapes de montagne)".
 

Le coronavirus ? "Je n'ai pas hésité à venir"


Interrogé sur le coronavirus, qui a provoqué l'annulation des courses italiennes de mars et amené plusieurs équipes à renoncer à Paris-Nice, Thibaut Pinot déclare : "Non, je n'ai pas hésité à venir. Je me sens un peu déconnecté par rapport à ce qui se passe à la télé, c'est vrai qu'on en parle beaucoup, mais je ne sens pas une panique autour de moi."

"Ce qui se passe entre [ce qu'on voit à] la télévision et la réalité du terrain, c'est un peu disproportionné. On verra demain par rapport aux mesures prises par ASO. En tout cas, je n'ai jamais eu peur de venir ici par rapport au virus", conclut le leader de l'équipe Groupama-FDJ.

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