Dakar 2024 : l’expérience de Peterhansel, l’aventure solo de Benjamin Melot, la 10e pour Xavier Panseri, 3 Comtois dans la course

Trois Francs-Comtois participent à la 46e édition du rallye Dakar organisée en Arabie Saoudite. Pilote, motard, co-pilote… ils livrent ce que cette course mythique représente pour eux.

Trois, deux, un… partez ! Vendredi 5 janvier sonne le départ de la 46ᵉ édition du rallye Dakar. Cette année, trois Comtois sont en lice : Benjamin Melot, Xavier Panseri et Stéphane Peterhansel. 

Organisée en Arabie Saoudite, la course se clôturera le 19 janvier 2024. Depuis 2020, le rallye-raid se déroule dans ce pays de la péninsule arabique. Au programme de cette année, un nouveau tracé de 5000 km et un nouveau format de course.

La course partira d’AIUla. S’ensuivra une boucle aller-retour de 5000 km d’est en ouest, répartis en douze étapes avec comme lieu d’arrivée Yanbu, sur les rives de la mer rouge. 

Benjamin Melot : “faire le Dakar en malle-moto, ça met du piment”

Mais qu’est-ce donc que le malle-moto ? C’est la catégorie des amateurs qui voyagent très léger. Ils partent seuls, et ne sont autorisés à transporter (dans un camion qui leur est dédié) qu’une seule malle métallique. Celle-ci doit contenir vêtements, outils, duvets et lampes frontales. Selon Benjamin Melot, “en malle-moto, on est vraiment livrés à nous-mêmes”. 

Pour son septième Dakar, le Jurassien s’est fixé pour objectif de rentrer dans le top 30 au classement général. Et il s'est donné les moyens : “la préparation physique se fait tout au long de l’année, mais on commence à partir du mois d’avril la préparation spécifique pour le Dakar”. Le motard qui conduira pour cette édition une Team Esprit Ktm travaille aussi avec le préparateur physique bisontin Romain Bouzigon. 

 

Cet habitant de Lons-le-Saunier finance cette course grâce à des partenaires extra sportifs de sa région. “J’ai la chance d’être soutenu par beaucoup d’entreprises locales”, reconnait-il. Depuis l’année dernière, Benjamin Melot essaye de rendre accessible cette course au grand public. “J’ai trois personnes qui suivent le Dakar en temps réel. Chaque jour, on sort un épisode”, explique-t-il. Pour lui, cette course représente “une belle aventure humaine et sportive”

Xavier Panseri : “ce sera mon dixième Dakar”

“Cette année représente beaucoup pour moi parce que ce sera mon dixième Dakar. Et dans le règlement du Dakar, ceux qui ont participé dix fois deviennent des légendes”, sourit-il. Pour lui, cette édition s’annonce plus difficile que jamais. Et comme chaque fois, c’est un saut dans l’inconnu : “On ne sait pas trop à quoi s’attendre. On sait juste que les étapes seront plus longues que d’habitude et qu’il n’y aura pas de journée d’échauffement. Ce seront directement des grosses journées”. 

Ce co-pilote professionnel originaire de Boujailles (Doubs) s’est donné pour objectif, avec son pilote belge Guillaume de Mévius, de rentrer dans le top 10 catégories toutes confondues. Ils seront à bord d'une Toyota Overdrive Racing. Pour éviter les blessures, le Franc-Comtois s’est préparé physiquement toute l’année : “Je fais de la gym avec un entraineur personnel pour faire du renforcement musculaire du dos et du fessier. Ce sont les parties les plus importantes du corps à muscler pour éviter de se faire mal lors des gros chocs”. 

"Last but not least"… Stéphane Peterhansel 

35 participations, 14 titres sur le Dakar… il est désormais une figure indissociable du Dakar. Stéphane Peterhansel, originaire de Vesoul en Haute-Saône, commence d’abord par participer à cette course à moto. Il remporte l'épreuve par six fois. Puis il se met à l’auto avec laquelle il remporte encore plus de succès. Huit victoires au compteur.

 

Sa dernière victoire, en 2021, lui a permis de devenir le seul pilote à avoir gagné en Amérique du Sud, en Afrique et en Arabie Saoudite. Demain, il pilotera une Audi RS Q E-TRON E2 avec à ses côtés le français Edouard Boulanger comme copilote.

"Les deux dernières années ont été compliquées. À 58 ans, le champion n’a plus qu’une attente : clôturer sa carrière par une victoire."L'an dernier, j'ai fait une erreur. Cette année, ce serait bien de finir sur le podium, au minimum. Et l'emporter serait idéal pour finir ma carrière", a indiqué Stéphane Peterhansel à l'AFP.