Payer ses impôts ou ses amendes au bureau de tabac, c'est désormais possible en Haute-Saône

À partir de ce lundi 24 février, il est possible de payer ses impôts, mais aussi ses amendes, factures au bureau de tabac dans dix départements en France, dont la Haute-Saône.
Trente bureaux de tabac proposent ce nouveau service en Haute-Saône.
Trente bureaux de tabac proposent ce nouveau service en Haute-Saône. © Lucie Thierry - France Télévisions
L'expérience vient tout juste de débuter. Dans le centre-ville de Vesoul, au bureau de tabac Le Cyrano, le "paiement de proximité" se met tout doucement en place. Il est désormais possible de payer ses impôts locaux, amendes et factures de cantine scolaire, d'hôpital, de crèche ou de piscine, chez les buralistes depuis ce lundi. Côté clients, la nouvelle est plutôt bien accueillie : "C'est très pratique, on gagne du temps. J'ai pas beaucoup d'amendes mais je viendrai pour les impôts", "Ça évite d'aller au centre des impôts"

Comment ça marche ?

L'usager doit scanner le code de sa facture, et le buraliste a accès à la somme, et non au type de facture acquittée, pour des raisons de confidentialité. Les particuliers peuvent régler en liquide (jusqu'à 300 euros) ou par carte bancaire (sans plafond sauf pour les impôts, plafonnés à 300 euros). 

Tous les administrés peuvent utiliser cette solution de paiement. Cette alternative vise cependant tout particulièrement ceux qui ne sont pas à l'aise avec le paiement en ligne alors que la direction des Finances publiques (DGFiP) poursuit la dématérialisation des moyens de paiement. L’opération a pour but "d’élargir l’accessibilité d’un service public aux Français par le biais d’un réseau plus important que celui de la Direction générale des finances publiques", explique Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics.

Découvrez la carte des buralistes participant au paiement de proximité (70) :
© DDFiP de la Haute-Saône

1,50 euro par transaction

Les buralistes volontaires ont dû suivre une formation de vingt minutes, effectuée à distance. Ils sont rémunérés 1,50 euro par transaction. Selon la Confédération, 6 200 buralistes se sont déjà portés candidats. La direction des finances publiques (DGFiP) estime à 2 millions le nombre de transactions qui pourraient être effectuées ainsi en année pleine. Limitée à dix départements tests dans un premier temps, l'opération va s'étendre en avril puis en juillet, jusqu’à inclure l'ensemble du territoire français.
 
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