Images d'un abattoir de chevaux dans le Jura : 30 millions d'amis interpelle les acteurs du secteur des courses

L'association de défense de la cause animale a réagi ce vendredi, après la publication en début de semaine par L214 d'une vidéo tournée dans un abattoir d'Equevillon, dans le Jura. La Fondation réclame que soit donnée "une retraite bien méritée" aux chevaux de course.
Image d'illustration.
Image d'illustration. © MAXPPP
Avec cette vidéo diffusée mardi via le site de Konbini News, l’association L214 souhaitait lancer un débat sur le sort réservé aux chevaux de course en fin de carrière. Un appel relayé à présent par la Fondation 30 millions d’amis. L’association de défense de la condition animale a adressé ce vendredi un courrier à l’organisateur de courses France Galop, à l’association Letrot et au PMU. Elle leur demande « d’offrir une retraite bien méritée aux chevaux de course », rappelant qu’ils « ont rapporté des gains considérables à leur propriétaire ».
 
La vidéo de L214 a été tournée entre août et novembre 2018 au sein de l’abattoir d’Equevillon, dans le Jura. On y voit les conditions dans lesquelles sont parqués les animaux - des chevaux de course dont on met fin à la carrière, qu’ils soient des blessés, âgés ou pas assez performants -, puis assommés avant d’être tués par égorgement. Une pratique effectuée conformément à la loi, ce que reconnaît l’association à l’origine des images.
 
C’est la pratique-même de l’abattage de ces anciennes stars des hippodromes qui est remise en cause par les militants de la cause animale. « Un certain pourcentage des sommes engendrées par les courses pourrait être affecté à leur retraite bien méritée », écrit ainsi Reha Hutin, présidente de la Fondation 30 millions d'amis. Elle propose de « mettre en place un partenariat », soulignant que « dans [ce] secteur d’activité, il y a aussi de très belles histoires de personnes qui se soucient de la retraite des équidés et qui seraient très sensibles à un tel projet ». 
 

Débat sur l'abattage


« Les images sont choquantes car la violence est inhérente aux abattoirs, a renchéri Sébastien Arsac, cofondateur de L214. Que les abattoirs se conforment à la loi ou non, on ne pourra jamais tuer avec respect un être sensible qui ne veut pas mourir. »
 
Les principaux syndicats agricoles ont quant à eux réaffirmé leur soutien à l’abattoir d’Equevillon. Le « seul objectif [de L214] est d'éradiquer toute forme d'élevage et toute consommation de viande », dénonçait mercredi la FDSEA 39. « Le sensationnalisme recherché empêche le débat de société sur les bonnes pratiques d'élevage et d'abattage », abonde la Confédération paysanne. La direction de l’abattoir dans lequel les images ont été tournées a annoncé avoir porté plainte contre l’association.
 
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