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Julien Odoul rattrapé par l'affaire des assistants parlementaires du Rassemblement National ?

Image MaxPPP de Jérémie Fulleringer pour l'Yonne Républicaine
Image MaxPPP de Jérémie Fulleringer pour l'Yonne Républicaine

"Le Monde" a publié hier des échanges accablants pour le Rassemblement national, des e-mails et SMS de plusieurs membres du parti dont l'Icaunais Julien Odoul, de quoi relancer l'affaire sur les emplois présumés fictifs d'assistants parlementaires européens. 

Par Christophe Tarrisse

Julien Odoul dans la tourmente, le leader du Rassemblement National au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté va-t-il être rattrapé par l'affaire des assistants parlementaires et la justice ? C'est le quotidien Le Monde qui est revenu sur cette affaire hier dans son édition du samedi 15 juin révélant des e-mails et SMS de plusieurs membres du parti.

Depuis le mois de mars, Marine Le Pen, la présidente du RN, est mise en examen, avec Wallerand de Saint-Just et Louis Aliot pour "détournement de fonds publics" ou complicité. Les juges d'instruction soupçonnent le parti d'avoir fait rémunérer des assistants parlementaires de députés européens RN indûment par Bruxelles, alors qu'ils ne travaillaient que pour le parti. 

Le Monde cite ainsi un courriel de l'ancien assistant parlementaire de Mylène Troszczynski, l'Icaunais Julien Odoul, embauché début octobre 2014 : "serait-il possible que je vienne à Strasbourg demain pour voir comment se déroule une session au Parlement Européen, rencontrer députés et assistants et faire la connaissance de Mylène Troszczynski à qui je suis rattaché ?" écrit-il le 10 février 2015, assurant donc qu'il n'avait donc toujours pas rencontré sa députée, cinq mois après son embauche, en octobre 2014. En plus de ce mail, d'autres documents auraient été découverts au domicile de l'élu de l'Yonne.

A nos confrères du Bien Public, Julien Odoul s'est défendu en s'insurgeant "d'une violation grave du secret de l'instruction. Nous n'avons strictement rien à nous reprocher".

Le préjudice causé par cette affaire est évalué par le Parlement européen à 6,8 millions d'euros entre 2009 et 2017. L'enquête cible au total 17 députés et les contrats d'une quarantaine de collaborateurs. 

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