Dole : 8 ans de prison pour le djihadiste Julien Bataille, condamné pour la radicalisation de plusieurs jeunes

le djihadiste arrêté à Dole, Julien Bataille, a été jugé mercredi 22 janvier devant la 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris. / © Le Pictorium/MaxPPP
le djihadiste arrêté à Dole, Julien Bataille, a été jugé mercredi 22 janvier devant la 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris. / © Le Pictorium/MaxPPP

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné, mercredi 22 janvier, le djihadiste Julien Bataille à 8 ans de prison, avec une période de sûreté de deux tiers, pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste. L'homme de 42 ans avait été arrêté à Dole, dans le Jura, en 2016.

Par Antoine Belhassen

Le djihadiste arrêté à Dole (Jura) Julien Bataille a été condamné, mercredi 22 janvier, à 8 ans de prison, avec une période de sûreté de deux tiers par la 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Il a été reconnu coupable d'association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste.

Celui-ci était également accusé d'avoir voulu rejoindre Daech en Syrie afin d'y faire le djihad. Mais les principales accusations ont porté sur son rôle dans l'endoctrinement de plusieurs jeunes Rhodaniens, dont Mohammed Ghellab et Rachid Kassim. Ce dernier aurait inspiré plusieurs attentats dont la tuerie de Saint-Etienne-du-Rouvray et l'affaire des bonbonnes de gaz.
 

Jugé pendant deux jours, Julien bataille assurait sa défense seul, estimant ne pas avoir été assez bien défendu par ses premiers avocats. A ses côtés, un autre djihadiste présumé, Jérémie Choplin, était jugé pour les mêmes faits, notamment ceux d'avoir échangé avec Rachid Kassim. Le djihadiste de 33 ans a, lui, été condamné à 7 ans de réclusion criminelle.

Des contacts avec des terroristes en Syrie

A travers de nombreux messages et enregistrements, les deux hommes auraient échangé à de multiples reprises avec des djihadistes de Daech en Syrie, notamment Rachid Kassim.

"Le tribunal s'inquiète des amalgames que vous faites entre les dogmes religieux et les thèses djihadistes ainsi que votre absence de toute sociabilisation", a notamment expliqué le président à l'encontre de Julien Bataille.

Le Dolois aurait diffusé de nombreux textos, photos et vidéos plus qu'explicites avec ses contacts. Le parquet avait requis un peu plus tôt 8 ans de réclusion criminelle pour les deux hommes.

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