Manifestation à Dole (Jura) en soutien d'un enseignant sanctionné pour avoir perturbé les nouvelles épreuves du Bac

Colère et indignation du corps enseignant : Noël Bucher, suspendu à titre conservatoire, ne peut plus enseigner ni même approcher de l'établissement où il exerce depuis vingt ans. / © Amandine Plougoulm, France 3 Franche-Comté
Colère et indignation du corps enseignant : Noël Bucher, suspendu à titre conservatoire, ne peut plus enseigner ni même approcher de l'établissement où il exerce depuis vingt ans. / © Amandine Plougoulm, France 3 Franche-Comté

Noël Bucher, professeur au lycée Duhamel, avait volontairement perturbé fin janvier les nouvelles épreuves de contrôle continu : une manière pour lui de dénoncer la réforme du Bac. L'administration l'a suspendu à titre conservatoire, provoquant une manifestation devant le lycée ce mardi 18 février. 

Par Adrien Gavazzi

Après les paroles, les actes. Au lycée Duhamel de Dole, un comité de soutien avait vu le jour pour voler au secours d'un enseignant sanctionné pour avoir perturbé le bon fonctionnement d'une épreuve de Baccalauréat.

Cette fois, ses collègues et ses élèves ont manifesté leur colère de manière très concrète devant les portes de l'établissement, mardi 18 février 2020, comme le montre ce reportage.
 


Par ailleurs, une pétition est toujours en ligne pour demander la levée des santions disciplinaires (quatre mois de suspension à titre conservatoire), comme on vous l'expliquait dans l'article ci-dessous. 
 
 

Le rappel des faits


Tout a commencé le 27 janvier, quand une poignée d'élèves pénètre dans le lycée Duhamel de Dole pour tenter de perturber les épreuves anticipées du Bac. Noël Bucher, l'enseignant en question, bien connu pour ses convictions d'opposant à la réforme du Baccalauréat, les suit à l'intérieur. La manifestation dégénère. 

Quel est le degré de responsabilité de l'enseignant ? Une enquête administratie devra le déterminer. En attendant, Noël Bucher écope de quatre mois de suspension à titre conservatoire. Il ne peut plus exercer, ni même approcher du lycée où il travaille depuis plus de vingt ans.

Si le rectorat se mure dans le silence, d'autres refusent de se taire, persistent et signent pour sa réintégration immédiate.
 

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