Jean-Claude Romand le Jurassien qui avait tué sa famille veut sortir de prison

© BALFIN JEAN PIERRE - maxPPP
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En 1993, l'homme avait tué sa famille à Clairvaux-les-Lacs dans le Jura. Condamné à la perpétuité, il vient de déposer une demande de remise en liberté conditionnelle. 

Par S.C avec AFP

Son nom est lié à l'une des plus grandes affaires criminelles des 30 dernières années : Jean-Claude Romand, condamné à perpétuité en 1996 pour le meurtre de sa famille après avoir menti à ses proches pendant plus de 15 ans, demande sa remise en liberté conditionnelle.

La demande de libération conditionnelle sera examinée le 18 septembre.
 

Il avait tué ses parents à Clairvaux-les-Lacs 



Incarcéré à Saint-Maur (Indre), Jean-Claude Romand, 64 ans, a été condamné en 1996 à la perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans pour avoir assassiné cinq membres de sa famille.

Le 9 janvier 1993, il tue sa femme, sa fille de sept ans et son fils de cinq ans à Prévessin-Moëns (Ain), puis ses parents à Clairvaux-les-lacs (Jura). Il rentre chez lui, met le feu à sa maison avale des barbituriques, et rate son suicide.

Retrouvé inconscient le 11 janvier dans sa maison, Romand a d'abord nié puis rapidement avoué ce double parricide et ce triple assassinat, ainsi qu'une tentative d'assassinat perpétrée contre une amie dentiste Chantal Delalande, six actes commis en moins de 24 heures.

Jean-Claude Romand avait trompé pendant une quinzaine d'années ses proches et sa famille en se faisant passer pour un médecin de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Il vivait en escroquant des proches, dont son père, qui lui avaient confié leurs économies pour, disait-il, les placer en Suisse.


Romand un détenu modèle 


Romand est un détenu qui "ne pose aucun problème, tout à fait gérable" et qui n'a "pas de passé disciplinaire", commente-t-on à l'Administration pénitentiaire.
Mais comme pour n'importe quel détenu, "la question numéro un est : est-ce qu'il peut être un danger pour la société s'il sort et est-ce qu'il a compris le sens de sa peine?", ajoute-t-on de même source.
Lors de son procès aux assises de l'Ain à Bourg-en-Bresse, l'accusation avait présenté Romand comme un fin calculateur, qui avait tué toute sa famille parce que certains de ses proches avaient découvert son imposture, tandis que d'autres lui réclamaient leur argent.

 

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