Loto du patrimoine : quels sont les quatre sites comtois retenus ?

L'abbaye cistercienne de Montigny-lès-Cherlieu fait partie de la mission Stéphane Bern 2019. / © Mission Stéphane Bern
L'abbaye cistercienne de Montigny-lès-Cherlieu fait partie de la mission Stéphane Bern 2019. / © Mission Stéphane Bern

Ils ne sont que 121 sites retenus cette année pour bénéficier des subsides du Loto du patrimoine 2019. Parmi eux, quatre sites comtois, dans chaque département. Pont, fort et abbayes, plus ou moins connus. Revue de détail. 

Par Florence Cicolella

103 sites on été ajoutés aux 18 premiers annoncés en mars dernier. C'est tout de même beaucoup moins que les 269 sites aidés par la première mission Stéphane Bern en 2018. L'idée est d'éviter le saupoudrage et de focaliser sur un monument par département. La moitié sont des sites "non protégés au titre des monuments historiques". La priorité a été donnée aussi aux associations locales, aux monuments en grand péril et à l'impact économique territorial du projet. 

Comme pour la première mission 2018, les sites élus bénéficieront de la part revenant à l’Etat des fonds issus du Loto du patrimoine. Dès le 15 juin, la grille sera mise en vente au prix de 3 euros avec un tirage exceptionnel le 14 juillet, et à partir du 2 septembre deux offres de tickets de grattage à 3 et 15 euros seront proposées.

L'abbaye de Montigny-lès-Charlieu (Haute-Saône)

Cherlieu, septième fille de Clairvaux, est créée au XIIe siècle. L'abbaye est alors considérée comme l'une des plus belles de Franche-Comté et choisie comme lieu de sépulture par plusieurs comtes de Bourgogne. Il ne reste aujourd'hui qu’une partie des bâtiments conventuels du début du XVIe et du XVIIIe siècle, des caves du XIIe siècle et des vestiges du premier cloître du XIIe siècle.

Le toit des bâtiments conventuels s'est effondré lors de la tempête de 1999 et doit être refait. Les murs doivent être confortés. La prison et la conciergerie doivent être consolidés et les tuiles remplacées. L'association « Cherlieu, présence cistercienne » en collaboration avec le propriétaire organise organise régulièrement des chantiers bénévoles et accueille concerts et expositions pour faire vivre les lieux. 
 
"Un monumental pan de mur restauré du bras Nord du transept de l’église témoigne de la splendeur de l’abbaye d’origine", peut-on lire sur le site de la Fondation. / © Fondation du patrimoine
"Un monumental pan de mur restauré du bras Nord du transept de l’église témoigne de la splendeur de l’abbaye d’origine", peut-on lire sur le site de la Fondation. / © Fondation du patrimoine


Le viaduc de Cléron (Doubs)

Bien connu des promeneurs et des amateurs de canoë sur la Loue, le viaduc de Cléron souffre de nombreuses infiltrations. C'est à l'origine pour soutenir le chemin de fer qui reliait Besançon à Pontarlier via Amathay-Vésigneux que l'ouvrage d'art a été réalisé en 1910 et en usage jusqu'à la fermeture de la ligne en 1951. il est aujourd'hui fermé au public car jugé trop dangereux.

Il offre un très beau point de vue sur le château médiéval et la rivière, des lieux qui ont inspiré aussi le peintre Gustave Courbet. 
 
Une restauration du viaduc permettrait de le rouvrir au public. / © Fondation du patrimoine
Une restauration du viaduc permettrait de le rouvrir au public. / © Fondation du patrimoine
 

L'abbaye impériale Saint-Pierre de Baume-les-Messieurs (Jura)

L'abbaye de Baume-les-Messieusr est l'un des joyaux de l'art roman jurassien. C'ets de là que sont partis en 909 l'Abbé Bernon et plusieurs moines pour fonder l'abbaye de Cluny. L'ensemble comprend une maison abbatiale, l'église te un portail sculpté du XVe siècle. Le mobilier intérieur et les oeuvres sont aussi riches. 

Baume-les-Messieurs accueille déjà de très nombreux visiteurs, du monde entier. Mais des infiltrations d'eau ont abimé la toiture et els enduits des voûtes. L'argent apporté par le Loto du patrimoine permettrait aussi la création d'un espace muséographique sur l'histoire de l'abbaye, son architecture, la vie quotidienne et ses personnages marquants. 
 
L'abbaye de Baume les Messieurs s’intègre au cœur d'un "des plus beaux villages de France" / © Stéphane Martin
L'abbaye de Baume les Messieurs s’intègre au cœur d'un "des plus beaux villages de France" / © Stéphane Martin

 

Le fort des Basses Perches à Danjoutin (Territoire de Belfort)


Le fort des Basses Perches est un élément essentiel d'un ensemble de fortifications imaginées par le général Lecourbe en 1815. Il a été érigé en 1860 et a subi l'attauqe de l'armée prussienne durant la guerre 1870-71. Ce n'est qu'à sa chute après le siège de Belfort que le colonel Denfert-Rochereau a capitulé. 

Le fort en partie rénové par la municipalité est ouvert au public depuis 2002, avec l'aide de l'amicale des Basses Perches. Des travaux de restauration permettrait d'ouvrir d'autres secteurs. Notamment à l'approche de l'anniversaire des 150 ans du conflit avec la Prusse en 2020.
 
C'est au fort des Perches que s'est achevée la guerre franco-prussienne en 1971. / © Thomas Bresson
C'est au fort des Perches que s'est achevée la guerre franco-prussienne en 1971. / © Thomas Bresson

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