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Rochefort-sur-Nenon : polémique autour d'un accident de travail

© France 3
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En février dernier, un salarié du SIVOS (Syndicat regroupant plusieurs communes) se sectionne un tendon de la main en travaillant. Il n'avait pas de gants de protection adaptés. Le président du SIVOS met en doute la véracité de cet accident du travail et la polémique enfle...

Par Catherine Eme-Ziri

Ils sont 6 salariés à effectuer l'entretien des espaces verts et de menus travaux pour 9 communes regroupées dans un SIVOS, Syndicat Intercommunal à Vocation Simple. Le président est Gérard Fernoux-Coutenet, maire de Rochefort-sur-Nenon.

Les faits

Ce jour-là, le 6 février de cette année, selon la narration du salarié blessé, Sébastien Maugain, joint par téléphone, il utilise une meleuse sans gants de protection adapté mais juste avec des gants simples, genre gants de jardinage car le service ne possède pas de gants spéciaux. Il est droitier et se sectionne le tendon cubital. Résultat : plâtre durant un mois et près de 4 mois d'arrêt de travail.

Problèmes : une prime de 140 euros mensuels lui est retirée de son salaire et le président du SIVOS met en doute son accident du travail. Sébastien Maugain et ses collègues se syndiquent à la CGT.

Droit de retrait

La polémique prend de l'ampleur : cette semaine, les agents, n'ayant toujours pas reçu le matériel de protection adéquat, décident d'exercer leur droit de retrait (quand la sécurité des salariés est mise en péril, ils peuvent interrompre leurs tâches. Exemple : retrait des chauffeurs de bus quand un de leurs véhicules fait l'objet d'un caillassage...). Ils cessent le travail mardi, mercredi et jeudi. Les chaussures de sécurité ayant été reçues hier, ils ont repris le travail aujourd'hui, vendredi 2 août.
Mais avec des restrictions : ils ne feront pas de tronçonnage, jugé trop dangereux sans d'autres matériels de protection commandés et pas encore arrivés.

La suite 

Sébastien Maugain, joint par téléphone, a pris un avocat. Il a demandé par trois fois de reprendre le travail à mi-temps thérapeutique, 3 demandes refusées. Selon l'agent, le maire de Rochefort mettrait en doute la véracité de cet accident du travail, ne comprenant pas qu'un salarié, droitier, puisse se blesser à la main droite avec une meuleuse.
Il veut aussi récupérer la prime qui a été supprimée. Selon lui toujours, des maires des communes concernées auraient écrit à Gérard Fernoux-Coutenet pour obtenir des informations sur ce conflit.

Joint à la mairie, Gérard Fernoux-Coutenet nous a fait savoir qu'il ne souhaite pas s'exprimer aujourd'hui sur ce sujet.

 

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