"Tromperie aggravée" et "blessures involontaires" : une enquête ouverte sur les lots de Morbier contaminé à la E.Coli

Plusieurs mois après l'hospitalisation de plusieurs enfants, touchés par la bactérie E.Coli, et le rappel massif de Morbier AOP contaminés, une enquête a été ouverte par le Parquet de Paris, a-t-on appris ce vendredi 5 juillet.

Sept mois après le retrait massif de Morbiers AOP du marché, et l'hospitalisation d'une dizaine d'enfants, touchés par une bactérie E.Coli, on a appris ce vendredi 5 juillet qu'une enquête avait été ouverte par le Parquet de Paris fin mai. 

Le Pôle santé du parquet doit notamment enquêter sur les chefs de blessure involontaires et mise en danger d'autrui. 

C'est une enquête du magazine l'Informé qui a révélé l'information en début de semaine. Selon le site d'investigation, la fromagerie dans laquelle les Morbiers contaminés par cette souche très agressive de la E.coli, aurait eu la connaissance de résultats de contrôle "défavorables", et n'aurait pas signalé ces analyses aux autorités sanitaires. 

L'enquête porte également sur les chefs de mise sur le marché d'un produit préjudiciable à la santé, tromperie aggravée et non information du préfet du risque pour la santé, a confirmé le parquet de Paris à l'AFP. 

En décembre, plusieurs rappels de lots avaient eu lieu, entre le 8 et le 18 décembre, en deux vagues. Les derniers rappels concernaient une période très large de production de plusieurs marques de morbier, de raclette et de tomme du Jura, en réalité la totalité de la production 2023 d'une fromagerie du Jura. Or, selon l'Informé, certains enfants auraient été contaminés après la première vague de rappels. 

Au moins 11 enfants hospitalisés ? 

Toujours selon le magazine d'investigation, plus d'une dizaine d'enfants auraient été malades après avoir consommé des fromages au lait cru contaminés par le "STEC", une souche "particulièrement redoutable" d'E.Coli. Des bébés qui en avaient consommé dans une crèche à Toulouse, et deux frère et sœur du Rhône sont notamment concernés. 

Contactée, la société visée par l'enquête a refusé de communiquer. 

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