Laissez la justice faire son travail, demande le maître de Fudji, le chien incendié

Le tribunal de Chalon-sur-Saône en Saône-et-Loire
Le tribunal de Chalon-sur-Saône en Saône-et-Loire

Le berger allemand Fudji est mort incendié cet été après avoir été aspergé d’un liquide inflammable. Cet acte suscite d’innombrables messages de haine sur les réseaux sociaux. Pour le maître du chien martyr, il faut "laisser la justice faire son boulot".
 

Par Cécile Sauzay avec B.L.

 

"Je me suis senti trahi"



Fudji est mort le 19 août 2018 des suites de ses brûlures.
Les perfusions, dialyses et autres soins n’ont pas réussi à le sauver.

Le chien a été incendié par une éleveuse de chiens, qui n’était autre que la compagne du maître de Fudji.

Quand il a appris la nouvelle, Laurent a d'abord été sidéré. "Je n'aurais pas imaginé une seule seconde que ça pouvait être elle", dit-il à France 3 Bourgogne.

"Je n'y croyais pas. Quand j'ai reçu le coup de fil des gendarmes me disant qu'ils allaient procéder à une perquisition, je leur ai dit « allez-y, nous n'avons rien à cacher, ça ne peut pas être elle ». Et puis ils ont trouvé des éléments...  Je me suis senti trahi."

 
Le chien n'a pas survécu à ses blessures. / © Clinique vétérinaire du colombier
Le chien n'a pas survécu à ses blessures. / © Clinique vétérinaire du colombier


 

"Les messages de haine ne servent à rien"


Laurent, qui est vigile de profession, avait noué une relation particulière avec Fudji, son partenaire au travail.
"Nous avions une relation fusionnelle. Il avait son propre lit chez nous."

Le maître raconte comment ce chien exceptionnel lui a plusieurs fois sauvé la vie. "Je travaillais avec lui en événementiel. Il y avait là des personnes agressives, qui nous lançaient des canettes, des bouteilles... Il y a eu des frappes musclées et à chaque fois le chien a su répondre".

Il y a surtout "une histoire" que Laurent n’oubliera jamais. Cela s’est passé dans un centre commercial Leclerc dans les Alpes : "En pleine ronde, nous nous sommes fait agresser. Des hommes avec des barres de fer. C'est le chien qui a pris le coup pour moi. Il est même retourné travailler après. Il avait le caractère pour cela », dit-il.


Interrogé sur le déferlement de haine subi par celle qui est aujourd’hui son ex-compagne sur les réseaux sociaux, Laurent n’a aucune hésitation : "Les messages de haine ne servent à rien. C'est à la justice de faire son boulot".


L'éleveuse de chiens qui a incendié le chien Fudji comparaît devant le tribunal correctionnel de Chalon-sur-Saône ce lundi 3 septembre à 15 heures.




 

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