Marie-Guite Dufay : "La famille de gauche était divisée et elle s’est retrouvée"

Marie-Guite Dufay, la présidente socialiste de la nouvelle région Bourgogne-Franche-Comté, était l’invitée de l’émission La Voix est libre samedi 9 janvier 2016. Elle est revenue notamment sur son élection par les conseillers régionaux au 2e tour de scrutin seulement.

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Marie-Guite Dufay a été élue présidente de la nouvelle région Bourgogne-Franche-Comté lundi 4 janvier 2016.
Au premier tour de scrutin, il lui a manqué les voix de deux élus PRG (Parti radical de gauche) qui voulaient créer leur propre groupe au sein de l'assemblée : celles de Patrick Molinoz, le maire de Venarey-les-Laumes, en Côte-d’Or et de la Chalonnaise Francine Chopard.

Après quelques tractations, un second tour de scrutin a été organisé : Marie-Guite Dufay a alors fait le plein des voix de gauche et recueilli 51 suffrages (sur 100), ce qui lui a permis de prendre les commandes de l’assemblée régionale.
Au terme de ce bras de fer, le PRG Patrick Molinoz a bien obtenu une vice-présidence (jeunesse, vie associative, laïcité, lutte contre les discriminations, égalité homme-femme et développement numérique des territoires) mais pas de groupe.

"Pour moi, la messe était dite"

"On est un peu étonné de voir qu’il n’y ait pas eu d’accord cimenté et qu’il ait fallu procéder à un deuxième tour de scrutin. Est-ce que des élus ont fait de la surenchère ? Est-ce que les socialistes bourguignons ne vous avaient pas tout dit de leurs dissensions avec le PRG ?", a demandé Lilian Melet à Marie-Guite Dufay lors de l’émission La Voix est libre.

La présidente de la région a alors répondu sans jamais donner de nom : "Je pense que le PRG est bourguignon, que je le connais peu et qu’il me connaît peu. Je pense que c’est cela. Et je pense qu’il a découvert que je ne cédais pas sur l’essentiel.
J’ai voulu le lui faire comprendre dès le lendemain de l’élection, à savoir que la constitution d’un groupe pour deux personnes, ça n’avait pas de sens, que je respectais sa volonté de bien montrer son identité mais que ça passait par d’autres signes et d’autres actions, que la constitution d’un groupe", a expliqué Marie-Guite Dufay. "Pour moi, la messe était dite à partir du moment où j’ai dit qu’il n’y aurait pas de groupe, mais pour lui non", a poursuivi la patronne du conseil régional de Bourgogne Franche-Comté.

'Un épisode triste vis-à-vis de l’extérieur"

"Et nous sommes allés jusqu’à cet épisode qui est triste vis-à-vis de l’extérieur, parce qu’on doit donner de la politique une autre image que cette image de dissension et que notre groupe socialiste a besoin de solidarité. Le défi qui nous attend est immense et j’en appelle à cette solidarité. Je n’ai pas été entendue, mais ceci dit je n’ai pas cédé sur l’essentiel et par contre nous avons trouvé les éléments d’un compromis.
La famille socialiste s’est réunie. Les familles ça se divise souvent. Là la famille était divisée et elle s’est retrouvée. L’essentiel, c’est qu’elle se retrouve pour le travail à faire maintenant", a conclu Marie-Guite Dufay.

Le 13 décembre 2015, la socialiste Marie-Guite Dufay avait emporté de peu l'élection régionale avec 34,68% des voix au deuxième tour, devant le candidat LR-UDI François Sauvadet (32,89%) et la frontiste Sophie Montel (32,44%).
L’assemblée régionale de Bourgogne Franche-Comté est composée de 51 élus socialistes, face à 25 de droite et 24 FN.

Revoir l'émission La Voix est libre du samedi 9 janvier 2016 avec Marie-Guite Dufay