Menaces d'un mystérieux “groupe AZF” sur le réseau ferré : trois personnes ont été arrêtées

© Licence CC by Pixabay
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Trois personnes soupçonnées d'appartenir au mystérieux "groupe AZF" qui avait menacé de saboter le réseau ferré français en 2003-2004 ont été interpellées mardi 26 juin 2018 dans la matinée.
 

Par avec AFP

Qui est le groupe AZF  ?


Il s’agit de deux hommes et d’une femme. Ces trois personnes sont âgées d'une cinquantaine d'années. Elles ont été arrêtées par la sous-direction antiterroriste (Sdat) de la police judiciaire, dans l'Yonne, le Loiret et la Seine-et-Marne.

Le groupe d'action AZF avait défrayé la chronique en 2003-2004 en menaçant de faire sauter le réseau ferré s'il n'obtenait pas une forte rançon.
Ce groupe avait disparu sans qu'aucun membre ne fût arrêté. Ces menaces avaient été prises très au sérieux par les autorités publiques après la réception de plusieurs lettres signées "AZF", sans explicatif du sigle. Ces courriers affirmaient que le groupe avait posé une "série de bombes" sur des voies ferrées, début 2004.

Le parquet de Paris avait alors ouvert une information judiciaire, confiée aux deux juges antiterroristes Jean-Louis Bruguière et Philippe Coirre, le 18 février. Trois jours plus tard, un engin explosif sophistiqué placé sous le ballast de la ligne Paris-Toulouse avait été découvert sur les indications du groupe, à Folles (Haute-Vienne).


 

"Mon gros loup" et "Suzy"


L'affaire avait également été marquée par la rocambolesque correspondance via la rubrique "Messages personnels" du quotidien Libération entre "Mon gros loup" (AZF) et "Suzy" (police) afin d'organiser la remise de la rançon.

Après l'échec de cette remise et la découverte d'une autre bombe sur la ligne Paris-Troyes-Bâle qui, selon le ministère de l'Intérieur, ne correspondait pas aux engins du groupe AZF, celui-ci avait annoncé le 25 mars 2004 la suspension de ses actions.

Selon une source proche du dossier, l'enquête a rebondi après "des signalements remontant à quelques mois". Pour l'heure, les policiers restent très prudents sur les motivations du groupe.

"Ils menaçaient l'Etat et voulaient se présenter comme un groupe terroriste mais réclamaient une forte somme d'argent", a rappelé une source proche de l'enquête.


Le groupe s'était qualifié dans un courrier de "groupe de pression à caractère terroriste", et avait dénoncé notamment des "politiciens davantage occupés d'eux-mêmes que de l'Etat".

 

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