Mollusques, criquets, sauterelles, mousses ou champignons, qui sont ces méconnus de Bourgogne-Franche-Comté qui valent vraiment le coup d'oeil ?

Malgré leur intérêt écologique, les mollusques, mousses, champignons et autres orthoptères (criquets et sauterelles) intéressent trop peu les naturalistes. Un grand programme scientifique de trois ans est donc lancé pour redécouvrir "Les Méconnus de Bourgogne-Franche-Comté".

Les belles histoires du dimanche
Découvrez des récits inspirants de solidarité et d'altruisme, et partez à la rencontre de la générosité. Émotions garanties chaque dimanche !
France Télévisions utilise votre adresse e-mail afin de vous envoyer la newsletter "Les belles histoires du dimanche". Vous pouvez vous désinscrire à tout moment via le lien en bas de cette newsletter. Notre politique de confidentialité

"Ce ne sont pas des mal-aimés comme certaines espèces nuisibles ou envahissantes, mais en fait, on ne les connaît pas vraiment", explique Justine Amiotte-Suchet, du Conservatoire botanique national de Franche-Comté - Observatoire régional des invertébrés (CBNFC-ORI)

Ce sont les mollusques, les bryophytes (mousses), la fonge (champignons) et les orthoptères (criquets, sauterelles et grillons). Ces quatre groupes intéressent peu les naturalistes, malgré leur intérêt écologique. Voilà pourquoi les Conservatoires botaniques nationaux de Franche-Comté et du Bassin parisien et la Société d'histoire naturelle d'Autun-Observatoire de la faune de Bourgogne lancent ensemble un vaste programme intitulé "Les Méconnus de Bourgogne-Franche-Comté".

Trois ans de travail

Le projet a reçu le soutien de l'Union européenne, de la Région et de la DREAL Bourgogne-Franche-Comté. Il vise à localiser et caractériser toutes ces espèces sur lesquelles on ne possède pas de connaissances précises ou qui ne sont pas homogènes à l'échelle régionale. 

Sur les 30 000 espèces de champignons connues en France, 6 500 ont déjà été recensées en Franche-Comté d’après les données que nous possédons actuellement, mais nous n'avons pas, côté Bourgogne, de quoi fournir de chiffres précis actuellement. Il faut nous mobiliser et c'est précisément l'enjeu de ce programme scientifique!

Andgelo Mombert, mycologue.

Un travail colossal pour les équipes de scientifiques sur le terrain qui devrait s'étaler sur trois ans. D'où l'idée de mobiliser aussi le grand public et les naturalistes bénévoles locaux.

Coquilles poilues ou à pois

"Tous les week-ends, vous avez des sorties pour aller observer les oiseaux ou les orchidées, mais pas pour aller voir des sauterelles, constate Justine Amiotte-Suchet. On parle beaucoup des plantes médicinales, mais pas des mousses. On ne s'intéresse qu'aux seuls champignons comestibles qui ne représentent que 3% des champignons qu'on peut trouver ici !"

Sorties, ateliers, formations, tout un programme d'animations gratuites a été concocté et sera proposé à tous ceux qui, débutants ou confirmés, veulent en savoir plus sur ces quatre groupes mystérieux. 

Qui sait qu'il y a 200 espèces d'escargots en Bourgogne-Franche-Comté ? Que certains ont des coquilles translucides, des coquilles poilues ou à pois ?

Justine Amiotte-Suchet, Conservatoire botanique national de Franche-Comté.

Depuis plusieurs semaines, les partenaires de ce programme scientifique essaient déjà de piquer la curiosité du grand public sur les réseaux sociaux, en révélant une anecdote ou un fait scientifique concernant ces espèces.

Voir cette publication sur Instagram

Une publication partagée par CBNFC-ORI (@cbnfc.ori)

L'ensemble des données recueillies pourrait permettre à terme, la publication de plusieurs atlas régionaux. "On va mettre le paquet sur la prospection et essayer de créer un véritable engouement", assure Justine Amiotte-Suchet.