Nicolas Sarkozy : Il n’y aura ni fusion ni retrait pour le 2e tour des élections régionales 2015

Nicolas Sarkozy lors d'un meeting aux Pavillons-sous-Bois, près de Paris, le 11 mai 2015. / © AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD
Nicolas Sarkozy lors d'un meeting aux Pavillons-sous-Bois, près de Paris, le 11 mai 2015. / © AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD

Le président du parti Les Républicains, Nicolas Sarkozy, a écarté dimanche 6 décembre 2015 toute fusion avec la gauche et tout retrait face au FN pour le second tour des régionales.

Par AFP


"L'exaspération profonde des Français"

Le patron des Républicains assure "entendre et comprendre l'exaspération profonde des Français". "Les Français souhaitent que la priorité, pour tous les responsables politiques, soit que la République ne recule plus, elle a trop reculé et en particulier depuis bientôt quatre années" et l'élection de François Hollande, a dit l'ancien chef de l'Etat.

Le message des électeurs "s'adresse d'abord à ceux qui exercent les responsabilités à la tête de l'Etat et de presque toutes les régions de France", a-t-il insisté, en allusion à la gauche au pouvoir.



"Le message des électeurs doit aussi être entendu par la droite"

Le président du parti Les Républicains a estimé que le vote de dimanche, qui a placé le Front national en tête, devait aussi être entendu par son propre camp.
"Il nous faut entendre et comprendre l'exaspération profonde des Français", a dit Nicolas Sarkozy. Le vote est le signal de "l'exaspération de tous ceux qui n'en peuvent plus, de tous ceux qui travaillent dur et n'y arrivent plus, de tous ceux qui entreprennent et auxquels on rend la vie impossible, de tous ceux qui se sentent dépossédés du fruit de leur travail, qui ont peur de perdre leur emploi, peur de tout perdre, peur qu'on méprise leur identité et que l'on change leur mode de vie", a-t-il dit.

Au second tour, les électeurs devront "se mobiliser en faveur de la seule alternance possible : celle incarnée par les républicains de la droite et du centre", a conclu l'ancien chef de l'Etat.

Au premier tour des élections régionales, le Front national est arrivé en tête dans six régions, selon les estimations des instituts de sondages.

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