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Nièvre : des élus demandent à être reçus par la ministre de la Santé face à la dégradation du système

Les urgences de nuit de Clamecy ne seront pas fermées, mais il n'y aura plus qu'un médecin urgentiste la nuit, au lieu de 2
Les urgences de nuit de Clamecy ne seront pas fermées, mais il n'y aura plus qu'un médecin urgentiste la nuit, au lieu de 2

Plusieurs élus de la Nièvre, dont le sénateur Patrice Joly et le président du conseil départemental Alain Lassus, ont écrit au Premier ministre pour dénoncer l'organisation du système de santé " qui ne cesse de se dégrader".
 

Par B.L.

Quelle est la situation du système de santé dans la Nièvre ?


Des centaines d’habitants sont descendus dans les rues de Decize pour défendre leur hôpital mercredi 9 janvier 2019. Ils dénonçaient la disparition du service de "chirurgie conventionnelle" programmée par l’ARS (Agence régionale de santé).
C’est une des nombreuses manifestations qui ont été organisées ces derniers mois dans la Nièvre pour défendre le système de santé.

"Dans la Nièvre comme ailleurs, l’organisation du système de santé ne cesse de se dégrader, malgré les initiatives et les efforts locaux, ceux des professionnels et des collectivités", expliquent des élus nivernais dans un courrier adressé au Premier ministre le 8 janvier et rendu public le 15 janvier.
 

Que demandent les élus pour améliorer la situation sanitaire de la Nièvre ? 

La lettre est signée du sénateur Patrice Joly, du président du département Alain Lassus, du président du Pays Nivernais-Morvan Christian Paul et du président du Pays Val de Loire Nivernais Éric Guyot.
Ils demandent que "la situation sanitaire de la Nièvre soit enfin prise au sérieux par le gouvernement et les représentants de l’État".

"Nous n’avons pas oublié le discours du futur président de la République, alors en campagne à Nevers, dont le thème était la santé. C’est de ce grand écart entre les discours et les actes que sont nés les désespoirs d’aujourd’hui", rappellent les élus.
"Nous exigeons dès maintenant un moratoire sur la fermeture des plateaux techniques des hôpitaux de proximité dont le maintien nous avait été assuré lors de la constitution du groupement hospitalier de territoire.

Nous demandons également, par des dotations exceptionnelles, un moratoire immédiat sur les dettes de nos équipements médicaux et médico-sociaux. Ces dettes les mettent dans l'incapacité d'investir, jusqu’à voir parfois des fuites d'eau dans les chambres de nos malades-usagers !

Des décisions trop longtemps différées, comme l’implantation d’un hélicoptère à Nevers et l’organisation de la prise en charge des urgences dans le Morvan, doivent trouver une issue favorable. "

En conclusion, les élus de la Nièvre demandent à être reçus par la ministre de la Santé "pour créer les conditions d’une négociation approfondie. Elle a, comme nous tous, une obligation de résultats".
 

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